Grâce aux travaux de Louis Pasteur, père de la microbiologie moderne, bien des vies ont été sauvées depuis la mise au point du vaccin antirabique, en 1885. Donnant naissance à une expertise française dans le diagnostic et la vaccination toujours reconnue internationalement. Aujourd’hui, les industriels français de la santé sont confrontés à un nouveau défi de santé publique.
Alors que, chaque jour, le nombre de malades et de décès liés au coronavirus Covid-19 s’alourdit en Chine et à travers le monde, aucune réponse thérapeutique n’a été identifiée parmi les traitements antiviraux existants, ni vaccin finalisé. Pourtant, une dizaine de laboratoires sont engagés dans cette course contre la montre. Et parmi eux, plusieurs acteurs français de poids.
Figurant dans le top 3 mondial des fabricants de vaccins, Sanofi Pasteur collabore avec la Barda, une agence du ministère de la Santé américain, pour approfondir ses recherches sur un candidat vaccin contre le Sras, qui pourrait également protéger contre le Covid-19. Pour le produire, le laboratoire pourrait utiliser sa plate-forme de recombinaison de l’ADN.
Après être parvenu à obtenir un séquençage complet du génome de ce coronavirus, l’Institut Pasteur multiplie pour sa part les axes de recherche : un test sérologique afin de dépister l’infection en population, des traitements via des molécules antivirales existantes, mais aussi deux technologies pour générer un nouveau vaccin.
Devançant le géant français du diagnostic BioMérieux, l’entreprise Novacyt a quant à elle été l’une des premières au monde à proposer un test moléculaire de détection du Covid-19. Désormais reconnu à l’échelle européenne par le marquage CE, il peut être utilisé directement par les laboratoires et les hôpitaux pour tester les patients, sans avoir besoin d’être validé par des cliniciens. La demande explose.



