Le Premier ministre, Édouard Philippe, a détaillé le 15 janvier le calendrier de fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin). "Promise depuis huit ans, cette décision deviendra réalité dans un mois avec l’arrêt du premier réacteur le 22 février, a-t-il annoncé. Le premier semestre sera marqué par la mise en œuvre du plan climat. C’est ce gouvernement qui prendra la décision de fermer la plus vieille centrale nucléaire en activité, Fessenheim."
La mise en place des outils destinés à piloter cette fermeture reste à concrétiser. L’installation du comité franco-allemand de coopération transfrontalière sera effectuée le 22 janvier. Quant à la mise en place de la société d’économie mixte d’aménagement franco-allemande, annoncée pour le début de l’année, elle se poursuit, indique-t-on dans le Haut-Rhin. Aucune date précise n’est confirmée.
Même situation pour les études de l’aménagement de la ligne ferroviaire Colmar-Fribourg. Les premières phases paraissent positives, mais il reste de nombreuses étapes, avant même la décision définitive. Les élus locaux font observer que les engagements financiers de l’État sont aussi en attente de confirmation.
Reconversion des emplois
La reconversion des emplois suit son cours, aussi bien du côté d’EDF, qui devra intégrer ailleurs environ 800 salariés, la centrale n’en gardant que 60 d’ici à 2024. La cellule de reclassement des 350 salariés des sous-traitants en permanence sur le site est elle aussi opérationnelle, sans que des résultats probants ne soient encore annoncés. Rien de neuf non plus à propos des projets d’énergies renouvelables, notamment photovoltaïques.
Les appels à projets promis pour début juillet 2020 n’ont pas encore débouché sur de nouvelles annonces et les engagements confirmés sont encore bien loin du 1,8 gigawatt de production de l’actuelle centrale.



