L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) s’impatiente-t-elle ? Lundi 13 janvier, elle a annoncé la mise en demeure d’EDF. Le gendarme français du nucléaire attend de l’électricien des documents relatifs à la protection de l’environnement autour de plusieurs centrales nucléaires.
Sept réacteurs nucléaires actifs concernés
De quels documents s’agit-il précisément ? L’ASN mentionne “une analyse des performances des moyens de prévention et de réduction des effets et nuisances”, ainsi qu’une “analyse de l’état chimique et radiologique de l’environnement portant sur l’installation et son voisinage”.
Selon l’ASN, entre décembre 2015 et novembre 2018, EDF n’a pas intégré ces éléments dans les rapports de réexamens périodiques qui concernent 13 réacteurs nucléaires, dont sept toujours actifs. Ces derniers se trouvent dans les centrales du Blayais (Gironde), de Chinon (Indre-et-Loire), de Cruas (Ardèche), de Gravelines (Nord) et de Saint-Laurent (Loir-et-Cher).

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EDF promet une réponse pour 2021
Les documents dont parle l’ASN sont exigés par la loi depuis 2013, précise le gendarme du nucléaire. “EDF s’est engagée à établir et transmettre les éléments requis au plus tard en juin 2021”, ajoute-t-il. Un délai prescrit par l'ASN.
"Les éléments complémentaires demandés par l’ASN ne remettent pas en cause la maîtrise des impacts assurée par EDF sur chacun de ses sites, rassure un porte-parole d'EDF contacté par L'Usine Nouvelle. Chaque installation procède au suivi continu de ses impacts environnementaux. Plus de 20 000 analyses (air, eau, sols) sont réalisées chaque année sur les sites nucléaires."
Ce type de sommation n'est pas rarissime dans le domaine de la sûreté nucléaire. En 2019, selon le site de l'ASN, on peut dénombrer trois mises en demeure du même type adressées au Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), à l'Institut de cancérologie Lucien Neuwirth (ICLN) de Saint-Priest-en-Jarez (Loire) et à EDF au sujet du réacteur EPR de Flamanville (Manche).



