Dans la production d'hydroxyde de lithium de haute pureté à partir de batteries de véhicules électriques usagées, la collaboration entre le belge Syensqo et l’allemand cylib franchit une étape importante. « La technologie de Syensqo complète parfaitement le procédé hydrométallurgique de cylib, améliorant à la fois le rendement et la pureté du lithium récupéré. En combinant notre expertise en extraction par solvant avec le procédé de cylib, nous mettons en place une filière de récupération de lithium évolutive et de haute pureté, conforme aux objectifs européens en matière d'économie circulaire et de réglementation des batteries », précise Laurent Cohen, en charge du développement stratégique et des alliances pour les solutions minières chez Syensqo.
Récupérer au moins 50 % du lithium contenu dans les déchets de batteries d'ici fin 2027
Le procédé mêle extraction et purification du lithium à partir d'électrodes de batteries broyées, la fameuse masse noire, issues de différentes compositions chimiques de batteries, telles que le NMC (nickel-manganèse-cobalt) et le LFP (lithium-fer-phosphate), sur une seule ligne opérationnelle. Dans le cadre de ce projet, des centaines de litres d'effluents riches en lithium de cylib ont ainsi été traités par Syensqo grâce à sa technologie d'extraction développée conjointement avec son partenaire d'ingénierie, Tenova Advanced Technologies. En fin de chaîne, le produit obtenu répond aux « normes de pureté strictes requises par les principaux fabricants de matériaux actifs de cathode (CAM) » a précisé le spécialiste des matériaux belge. Selon le règlement (UE) 2023/1542 sur les batteries, adopté il y a deux ans, les recycleurs devront récupérer au moins 50 % du lithium contenu dans les déchets de batteries d'ici fin 2027, et au moins 80 % d'ici fin 2031.



