EDF confirme le retour de la corrosion sous contrainte (CSC) mais minimise son impact. Des contrôles menés sur le deuxième réacteur de la centrale de Civaux (Vienne) ont établi «la présence de corrosion sous contrainte sur [une soudure d’une tuyauterie du circuit de refroidissement du réacteur] et de fatigue thermique» sur une seconde, a indiqué un communiqué publié par l’énergéticien lundi 16 juin, qui précise que les analyses se poursuivent.
Pas d'impact sur la production en 2025
Une semaine plus tôt, deux indications de corrosion sous contrainte avaient été détectées lors d’un arrêt de maintenance programmé sur le réacteur. Plusieurs centaines de soudures ont ainsi été contrôlées, confirmant la présence de CSC sur une seule d’entre elle. «Cette situation est sans impact sur la sûreté et ne remet pas en cause les estimations de production du parc nucléaire d’EDF pour l’année 2025 et les suivantes», a insisté le groupe, qui veut bannir le mauvais souvenir des années 2022 et 2023.
Cette période avait vu la mise à l’arrêt de plus de la moitié du parc nucléaire français du fait de ces fissures. La production était alors tombée à son plus bas niveau historique, à 279TWh. «Les outils de contrôle et les méthodes de réparation développés par EDF depuis 2022 sont maitrisés et industrialisés», entend rassurer EDF. «Ils permettent de détecter la présence de corrosion sous contrainte de manière précoce et de réparer de manière industrielle dans le cadre des arrêts programmés pour maintenance des réacteurs.»
Dans un point avec les agences de presse, Régis Clément, directeur adjoint de la division production nucléaire, a présenté un événement isolé, avec «un impact assez mineur» sur la durée de cet arrêt prévu du réacteur, avec un redémarrage prévu le 30 juillet.



