[Cinq idées pour rebondir face au Covid-19] Socomore se diversifie dans les produits désinfectants

REBONDIR DANS L'AERO EN CINQ EXEMPLES (5/5) En répondant à la demande du préfet du Morbihan de produire du gel hydroalcoolique, l'entreprise bretonne, qui fabrique des solutions chimiques pour le traitement des surfaces dans l'aéronautique, a trouvé un nouvel élan.

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Site Socomore à Vannes (Morbihan).
La crise du Covid-19 a offert à Socomore une opportunité de diversification, tout en lui épargnant une grosse perte de chiffre d'affaires.

Jamais Frédéric Lescure n’aurait pu imaginer qu’il approvisionnerait un jour tous les hôpitaux de Bretagne. Son entreprise, située à Vannes, est bien positionnée dans la chimie. Mais surtout à destination de l’aéronautique. Présent en France, ainsi qu’en Irlande, au Canada et aux États-Unis, Socomore est spécialisé dans la peinture et les traitements de surface. "Mi-mars, j’ai reçu un appel du préfet du Morbihan qui me disait de produire du gel hydroalcoolique", raconte le PDG de cette entreprise créée en 1972. C’est alors le branle-bas de combat : un brasseur local fournit illico 1 000 litres d’alcool et les douanes donnent en un quart d’heure l’autorisation de le transformer en gel. "Nous sommes alors devenus le plus gros trafiquant d’alcool de la Bretagne, avec une production quotidienne de 40000 litres", s’amuse Frédéric Lescure.

Une diversification pérennisée

Mi-juin, le marché sature, Socomore est stoppé dans son élan. Fin de l’histoire ? Au contraire. Grâce à cette production, le groupe est resté dans le vert, même si le chiffre d’affaires a baissé de 10 millions d’euros en 2020, pour s’élever à 60 millions d’euros. Et il a été contraint à quelques licenciements hors Europe. Mais la société de 250 salariés a lancé la marque SocoSafe, qui produit du gel et des lingettes désinfectantes, avec une équipe dédiée. "Notre ambition est de procéder à des acquisitions dans le domaine de la désinfection, qui va devenir un vrai relais de diversification", s’enthousiasme le dirigeant. Il est ambitieux : d’ici à quatre ans, il table sur un chiffre d’affaires de 70 millions d’euros dans l’aéronautique et de 20 millions d’euros dans la désinfection.

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