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Ce qu'il faut retenir du plan de 7 milliards d'euros pour développer l'hydrogène en France

Le gouvernement a dévoilé ce mardi 8 septembre son plan pour développer la filière hydrogène en France. Doté de 7 milliards d’euros, ce chantier est déjà très commenté par les acteurs de l’énergie et des transports. L'Usine Nouvelle vous résume les annonces de l’exécutif.

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Hydrogène de France va produire des pile à combustible de 1 MW en série à Bordeaux
Les acteurs de l'énergie et des transports attendent fébrilement les annonces du gouvernement sur l'hydrogène.

La transition énergétique figure en bonne place dans le plan de relance du gouvernement. Sur 100 milliards d’euros de dépenses, 7 milliards seront consacrés au développement de “l’hydrogène décarboné”. L’exécutif a dévoilé plus en détails cette stratégie mardi 8 septembre, à partir de 10 heures, devant les acteurs de la filière. Retrouvez ici la vidéo de cette présentation, et ci-dessous les principales annonces.

Le gouvernement veut une "gigafactory" d'électrolyseurs

Le montant du plan était déjà connu. Il comporte une enveloppe initiale de 3,4 milliards d’euros pour la période 2020-2023. Mais, d’ici à 2030, le soutien public pour cette filière doit s’élever à 7,2 milliards d’euros. Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, a précisé que 1,5 milliard d'euros seraient dédiés au développement de projets industriels et notamment à la production d'électrolyseurs en France.

Dès 2021, le gouvernement souhaite construire un projet important d'intérêt européen commun (PIIEC) sur l'hydrogène, semblable à l'Airbus des batteries. "Il s’agit notamment de faire émerger en France des projets de 'gigafactory' d’électrolyseurs", indique l'exécutif dans un communiqué. "Ce projet pourra également concerner l’industrialisation d’autres briques technologiques (piles à combustible, réservoirs, matériaux...), dans une logique d’intégration de la chaîne de valeur au niveau européen", complète le gouvernement.

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L'État souhaite également accélérer la recherche et développement. Un programme prioritaire de recherche sera lancé en 2020 avec un budget de 65 millions d'euros pour "préparer la future génération des technologies de l'hydrogène (piles, réservoirs, matériaux, électrolyseurs...)". La formation et l'enseignement recevront en outre 30 millions d'euros pour le renforcement des compétences dans la filière.

Objectif 6,5 GW d'hydrogène décarboné en 2030

11h30 : Dans un communiqué, le gouvernement se fixe pour objectif d'atteindre 6,5 GW de capacité de production d'hydrogène décarboné par électrolyse d'ici à 2030.

10h55 : Bruno Le Maire annonce la mise en place d’un “comité national de l’hydrogène” présidé par lui-même et composé de l’ensemble des industriels. “Il devra suivre l’état d’avancement des investissements, s’assurer de la réalisation industrielle, s’assurer de la formation et de la qualification des salariés et garantir la création d’emploi sur notre territoire”, détaille le ministre de l’Économie.

L'hydrogène, solution préférée du gouvernement pour l'avion neutre en carbone

10h45 : L’objectif du plan est de développer les mobilités lourdes à hydrogène : les véhicules utilitaires, les poids lourds, les trains mais aussi l’avion. “Il faut qu’en 2035 nous ayons réussi à avoir un avion qui puisse fonctionner à l’hydrogène, un avion neutre en carbone, et l’hydrogène est probablement l’option la plus prometteuse”, selon Bruno Le Maire, ministre de l'Économie. Selon lui, l'avion "vert" peut représenter une rupture au même titre que les lanceurs réutilisables développés aux États-Unis dans le secteur spatial. Le gouvernement mentionne également des projets pilotes pour des navettes fluviales et des navires fonctionnant à l'hydrogène.

10h40 : Bruno Le Maire plaide pour une industrie française de l'hydrogène, en dénonçant la stratégie menée sur la filière photovoltaïque, fortement dépendante des fournisseurs chinois : “Cela se solde par un coût budgétaire prohibitif, par le déclassement industriel de notre pays et par le financement de l’industrie chinoise.”

10h35 : “Nous avons des entreprises à la pointe de l'innovation. Je pense en particulier aux bus à hydrogène développés par Safran, [...] à Alstom et à la SNCF qui ont pour projet de développer un train à hydrogène sur des rails non électrifiés”, décrit Bruno Le Maire qui mentionne également les réservoirs à hydrogène de Faurecia, les piles à combustible de Symbio, les électrolyseurs de McPhy...

Deux appels à projets en septembre

10h25 : L'Ademe va lancer en septembre deux appels à projets. L’un doté de 350 millions d’euros jusqu’en 2023 pour développer et améliorer les composants et les systèmes dédiés à la production et au transport d’hydrogène. L’autre, doté de 275 millions d'euros jusqu'en 2023, pour soutenir le déploiement "d'écosystèmes territoriaux de grande envergure mixant tous les usages (industrie diffuse et mobilité)", détaille Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique.

10h20 : Pour Barbara Pompili, l’objectif est de “construire une filière française de l’hydrogène décarboné de portée internationale. À la clef : une économie de plus de 6 millions de tonnes de CO2 par an dès 2030, soit l’équivalent des émissions annuelles de CO2 de la ville de Paris.”

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