La voie de l'apprentissage continue de séduire. Selon les chiffres du ministère du Travail publiés vendredi 3 mars, 837 000 contrats de ce type ont été signés en 2022, dont 811 500 dans le privé. Cela représente une hausse de 14% par rapport à 2021, précédente année record en la matière avec 718 000 contrats signés. En 2022, 14% de ces derniers étaient exécutés dans le secteur de l’industrie contre 15% en 2021. L’écrasante majorité concernait les services (73%), et principalement le commerce. La construction a compté pour 11% des contrats et l’agriculture et la pêche 2%. Dans le privé, les entreprises de moins de 50 salariés ont accueilli 66% des apprentis (537 493 contrats) contre 14% pour les sociétés de 1 000 salariés et plus. 15% des nouveaux contrats signés en 2022 concernaient le niveau baccalauréat, 21% le CAP, 22% le bac +2, 19% le bac +3 et 22% le bac +5 et plus.
Taux d’insertion
Dans sa publication, le ministère du travail indique que 73% des jeunes ayant réalisé en 2022 un apprentissage dans le secteur énergie/chimie/métallurgie ont trouvé un emploi dans les six mois qui ont suivi la fin de leur contrat. Un chiffre en progression de 4 points par rapport à 2021. Cela a été le cas de 72% des alternants dans les domaines du transport, de la manutention et du magasinage, de 71% pour la mécanique/structures métalliques, de 68% dans le génie civil, la construction et le bois ou encore de 67 et 66% pour l’électricité/électronique et les technologies industrielles. Au global, deux jeunes sur trois étaient en emploi six mois après la fin de leur alternance.
Des incitations financières
L’apprentissage a connu un véritable essor en 2020 avec 510 000 contrats sur l'année, contre 354 000 en 2019, soit une augmentation de 44%. Ces données exponentielles s’expliquent en partie par l’aide exceptionnelle mise en place par le gouvernement au début de la crise du Covid-19. Jusqu’au 31 décembre 2022, les entreprises touchaient 5 000 euros pour l’embauche d’un mineur en contrat d’apprentissage et 8 000 euros pour une personne majeure. Ce soutien financier a été remplacé à partir du 1er janvier 2023, et ce, jusqu’à la fin du quinquennat, par une prime à l’embauche de 6 000 euros pour le recrutement d’un alternant en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, quel que soit son âge. L'exécutif, qui compte atteindre les 1 million d'apprentis dès 2027, est en bonne voie pour accomplir cet objectif.



