SKF se détourne de l'auto au profit de l'aéro, et va supprimer 1700 postes en Europe

Le groupe suédois SKF va supprimer 1700 postes, essentiellement en Europe, dans le cadre d’un plan de rationalisation de son activité industrielle. En France, la réduction proposée concerne environ 60 postes. 

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Site SKF Aerospace à Lons-le-Saunier (Jura)
SKF entend mettre l'accent sur son activité aéronautique, comme ici sur son site de Lons-le-Saunier.

Le groupe suédois spécialiste des roulements à billes SKF a annoncé vendredi 18 juillet la suppression de 1700 postes, essentiellement des fonctions supports en Europe, dans le cadre d’un vaste plan de rationalisation de son activité industrielle. Annoncée lors des résultats du deuxième trimestre 2025, cette restructuration accompagne la stratégie de séparation de l’activité automobile, dont l’introduction en Bourse est prévue pour le premier semestre 2026. 

En parallèle, des réembauches sont prévues pour accompagner le redéploiement stratégique de ses implantations industrielles, ramenant la réduction nette à 1200 postes. Ces suppressions d’emploi seront étalées entre 2025 et 2027, avec une montée en puissance attendue à partir de 2026. Le groupe employait environ 38700 personnes fin 2024. Pour SKF France, la réduction proposée est d’environ 60 postes, principalement dans les fonctions administratives sur deux des six sites du groupe, à Saint-Cyr-sur-Loire (Indre-et-Loire) et Montigny-le-Bretonneux (Yvelines). Des discussions avec les partenaires sociaux, incluant les syndicats locaux et les comités d’entreprise, ont déjà été engagées. Elles portent notamment sur la mise en œuvre d’une rupture conventionnelle collective, avec l’objectif de parvenir à un accord dans les meilleurs délais. 

Cette réorganisation avait été annoncée de manière préliminaire lors de la publication des résultats du premier trimestre 2025. 

Résultats en baisse au deuxième trimestre

Le plan vise 2 milliards de couronnes suédoises d’économies annuelles (environ 177 millions d’euros) à horizon 2027. Ces économies devraient «plus que compenser les effets de structure liés à la séparation de la division automobile», selon la direction. Le plan comprend également une baisse du recours aux consultants et d'autres efforts de réduction de coûts. Les charges de restructuration, également estimées à 2 milliards de couronnes, ont été entièrement comptabilisées ce trimestre, mais leur impact sur la trésorerie est attendu en 2026. «Ces décisions sont difficiles à prendre, mais nécessaires pour garantir notre compétitivité future», a déclaré le PDG Rickard Gustafson.

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Cette annonce s’inscrit dans un contexte de résultats trimestriels en net recul. SKF a vu son bénéfice net chuter de 65% au deuxième trimestre 2025, à 583 millions de couronnes (environ 51 millions d’euros). Le chiffre d’affaires est en baisse de 9,6%, à 23,2 milliards de couronnes, pénalisé par la faiblesse du marché automobile et par des effets de change négatifs, selon le communiqué de l'entreprise. 

Le groupe met désormais l’accent sur l’aéronautique, qui a enregistré une croissance de 12% entre 2022 et 2025, avec une nette progression de sa rentabilité.

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