Nomination

Stéphane Clementi, un nouveau pilote pour SKF Aeroengine France à Valenciennes

À Valenciennes (Nord), l’usine SKF Aeroengine France est désormais dirigée par Stéphane Clementi, qui roule sa bosse depuis trente ans chez le fabricant de roulements à billes.

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Stéphane Clementi
Dans son nouveau poste, Stéphane Clementi découvre l'univers de l'aéronautique.

À cheval entre Rouvignies et Valenciennes (Nord), c’est chez SKF Aeroengine France que Stéphane Clementi continue de faire décoller une carrière entamée il y a plus de trente ans chez le fabricant suédois de solutions de roulement pour l’industrie. Ce site de 750 personnes travaille principalement pour l’industrie aéronautique, pour l’industrie aérospatiale, en fournissant des roulements destinés aux avions et aux hélicoptères pour des applications moteur, de transmissions et d’unités de puissance. L’usine nordiste est au cœur de l’actualité, puisqu’elle fabrique des pièces pour des engins civils et militaires, et aussi pour des missiles.

Un nouveau défi, donc, pour son directeur, âgé de 56 ans, qui a pris son poste le 1er février 2025. « i »J’étais passionné par la mécanique depuis mon plus jeune âge», indique Stéphane Clementi, qui est devenu ingénieur mécanicien, en restant en Moselle, d’où il est originaire. Après avoir effectué son service militaire, il est entré chez SKF en 1994 au sein de l’usine de Carignan (Ardennes). Ce site fournissait le concurrent français SNFA (racheté par SKF en 2006) en bagues pour les roulements. Après des débuts au service logistique, il devient directeur technique puis, en 2001, directeur de l’usine.

Du management à l’international au pilotage de la performance en Europe

S’ensuit une large partie de carrière à l’international. Entre 2007 et 2010, il s’installe en Chine pour piloter la construction d’une usine d’un sous-traitant de SKF située à proximité d’un nouveau site du fabricant suédois. Il s’agissait de produire des bagues pour roulements au plus près du client. «Cela a été un changement culturel assez marquant. J’ai surtout dû adapter mon style de management, le participatif ne fonctionnait pas», se rappelle Stéphane Clementi. Entre 2011 et 2013, il prend la direction de Turin (Italie) pour diriger une usine de SKF dédiée au secteur ferroviaire.

De retour en France, Stéphane Clémenti pose ses valises à Avallon (Yonne), pour prendre les commandes d’un site consacré aux couronnes d’orientation, des roulements de très grandes dimensions.

En 2018, il déménage à Saint-Cyr-sur-Loire (Indre-et-Loire). Depuis le plus important site de SKF en France, il est responsable de l’empreinte industrielle des sites européens, pour travailler sur l’optimisation de leur performance. «C’est intéressant de faire une pause par rapport au directeur d’usine, mais dans la journée, en tant que manager d’un site, je peux changer plusieurs fois de métier. C’est bien d’alterner les deux fonctions», observe-t-il.

Des investissements réguliers dans l’usine

Lorsque Etienne Merlin, le directeur du site situé entre Valenciennes et Rouvignies, annonce son départ pour prendre les commandes des achats et de la supply chain au sein de la business unit de SKF dédiée à l’aéronautique, Stéphane Clémenti candidate en interne. Il retrouve un pôle d’activité à part entière : «dans un groupe de 40000 personnes, je suis dans une business unit aéronautique de 3000 personnes, ce qui est agréable.»

Chez SKF Aeroengine France, Stéphane Clémenti découvre d’autres pratiques. «Dans l’aéronautique, nos clients viennent souvent nous rendre visite et auditer l’usine. Pour moi, c’est assez nouveau», observe le nouveau directeur d’usine, qui prend ses fonctions sur un site bénéficiant d’environ 6 millions d’euros d’investissements par an. Au deuxième semestre 2025, des cellules automatisées de production. Un nouvel ERP et un nouveau logiciel de pilotage de la production ont été mis en service début 2025.

«La chaîne d’approvisionnement est désorganisée depuis le Covid, et nous avons aussi une concurrence de plus en plus accrue», poursuit Stéphane Clémenti, qui se réjouit par ailleurs de l’accueil qui lui a été réservé. «Nous avons des collaborateurs assez fiers et passionnés de leur travail», ajoute-t-il. En revanche, après six déménagements en une quinzaine d’années, sa famille est restée à Tours. Le nouveau manager enchaîne, le week-end, les allers-retours pour la retrouver.

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