Thales Alenia Space temporise. Le PDG du constructeur de satellites a annoncé lundi 2 mai aux salariés suspendre son plan de suppression de près de 1000 postes en France. Ce «ralentissement» est prévu au moins jusqu’à 2026, l’industriel espérant décrocher des contrats plus conséquents dans les satellites de télécommunications géostationnaires pour sécuriser ces activités.
980 postes concernés en France
Ce plan de restructuration a été annoncé en mars 2024 pour faire face à une baisse de ce marché qui représente un tiers de son activité, et doit toucher 1300 postes. En France, 980 postes sont concernés sur ses sites de Cannes (330) et Toulouse (650) pour un effectif total de 4500 salariés. La branche spatiale de son concurrent Airbus prévoit, elle aussi, de trancher dans ses effectifs, et de supprimer jusqu’à 2500 postes d’ici mi-2026.
La direction de Thales a rappelé à plusieurs reprises que les emplois ne seraient pas supprimés, mais transférés vers d’autres activités, notamment vers la défense et l’aéronautique, qui ont tiré les résultats du groupe vers le haut ces dernières années. Les syndicats ont en revanche assuré que 350 postes ont été supprimés par des départs à la retraite et démissions non remplacés.



