Pour la première fois, un train à hydrogène a roulé quelques kilomètres en France. Pendant une semaine, début septembre, le Coradia iLint d’Alstom a circulé sur la piste d’essais ferroviaires de Valenciennes (Nord). Même si un autre test est programmé en 2022 sur la ligne Tours-Loches (Centre-Val de Loire), c’est outre-Rhin que ce modèle roulera en service commercial dès l’année prochaine.
La France, (enfin) lancée dans l’aventure du train à hydrogène, a opté pour un autre modèle. La SNCF a commandé à Alstom 12 rames de TER du modèle Coradia Polyvalent qui seront bi-mode (hydrogène et électrique) pour le compte des régions Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche Comté, Grand Est et Occitanie. Prévues pour entrer en service en 2025, elles devraient rouler sur les lignes partiellement électrifiées, en remplacement des rames qui utilisent actuellement l’électricité et le diesel.
« Aujourd’hui, 1 200 trains diesel ou bi-mode (électricité-diesel) circulent en France, qui devront être renouvelés d’ici à une dizaine d’années », rappelle ainsi Jean-Baptiste Eyméoud, le président d’Alstom France, qui voit s’ouvrir un marché important. La SNCF s’est engagée à sortir du diesel en 2035.

Vous lisez un article publié dans L'Usine Nouvelle n°3698 - octobre 2021



