Alstom et le britannique Eversholt Rail vont investir 1 million de livres sterling (plus de 1 millions d'euros) supplémentaires pour la création d'une nouvelle classe de train à hydrogène au Royaume-Uni, baptisée "série 600" ou plus communément Breeze. En plus de satisfaire la volonté du gouvernement outre-Manche de décarbonation du ferroviaire, cet investissement "soutiendra d’autres initiatives dans le secteur de l’hydrogène et toute stratégie ultérieure du pays en la matière", apprend-on dans un communiqué du 22 juillet.
Alstom Tarbes produira le système de propulsion
Le site Alstom de Séméac, près de Tarbes (Hautes-Pyrénées) mettra au point l'ensemble du système de propulsion du train, incluant la chaîne de traction et les systèmes de génération d'énergie, comme les piles à combustible, les batteries et les convertisseurs associés. Les trains seront ensuite assemblés au Centre technologique des transports d'Alstom à Widnes (Angleterre). Avec "200 emplois techniques hautement qualifiés" prochainement créés, le site doit devenir l'un des principaux centres mondiaux de l'industriel français pour la production d'engins hydrogènes.
Alstom n'en est pas à son coup d'essai en ce qui concerne les trains à hydrogène, considérés comme propres car n'émettant que de la vapeur d'eau. Le Français a achevé, en mai dernier, une phase pilote de 18 mois en Allemagne, pour la mise en service d'ici à 2022 de 14 trains de la gamme Coradia iLint. Début juin, un autre contrat a été signé pour la production d'engins zéro émission en Italie.
Aucun horizon n'a pour l'instant été annoncé concernant la mise en service du modèle Breeze britannique.



