Trois provinces du nord des Pays-Bas veulent décarboner leur transport ferré d’ici à 2035, avec des trains roulant à l’hydrogène. Pas de l’hydrogène gris (fossile), qui émet 11 tonnes de CO2 par tonne produite, mais du vert, fabriqué par électrolyse de l’eau grâce à des énergies renouvelables.
Encore faut-il en fournir assez, à un coût abordable, et alimenter les trains. C’est ce que vient de tester Engie dans la province de Groningue. L’un des deux trains Coradia iLint d’Alstom exploités en Allemagne depuis la fin 2018, a circulé du 27 février au 11 mars, sans passager, sur les 55 km de la ligne reliant Leeuwarden à Groningue, jusqu’à 140 km/h. L’hydrogène vert était fourni par une station mobile d’une capacité de 820 kg à 300 bar, opérée par Engie.
Le français se donne les moyens de changer d’échelle. Avec le transporteur de gaz néerlandais Gasunie, qui veut convertir une partie de son réseau à l’hydrogène, il mène un projet de production de 100 MW d’hydrogène vert à Eemshaven. Un tiers de cette production suffirait à alimenter les 70 trains diesel que les trois provinces néerlandaises aimeraient remplacer.



