Après plusieurs jours de grève, les négociations sur les augmentations de salaires chez Schneider Electric aboutissent. La direction a annoncé le 24 janvier la signature d’un accord avec trois organisations syndicales que sont FO, la CFTC et la CFDT. Cet accord permet de «mobiliser un budget global de 5% assorti de dispositions exceptionnelles, dont une augmentation plancher de 100 euros pour les OATAM (ouvriers, agents techniques, agents de maîtrise) et une augmentation collective pour les ingénieurs et cadres, ainsi que des mesures complémentaires», indique l'entreprise.
Une hausse minimale de 100 euros
Des organisations syndicales avaient lancé un mouvement de grève sur plusieurs jours à la mi-janvier. Elles demandaient une enveloppe s’élevant à 5,5% pour s’aligner sur l’inflation moyenne, alors que la direction proposait une enveloppe globale de 3,7%. Les syndicats mettaient en avant les bons résultats du groupe en 2021, puisque des bénéfices nets annuels de 3,2 milliards d’euros ont été enregistrés, soit une augmentation de 51%. Les déclarations du PDG Jean-Pascal Tricoire laissent aussi présager de bons résultats pour 2022. Au-delà de la grève sur plusieurs jours, les syndicats menaçaient Schneider Electric d’actions plus ciblées afin d’impacter l’activité économique du groupe ou son image de marque. La réunion annuelle des cadres dirigeants et commerciaux du groupe était notamment visée.
Les organisations syndicales ont finalement obtenu gain de cause pour les 11 000 salariés de la maison-mère. Des accords, assez similaires à celui de la maison-mère, ont suivi pour les différentes filiales comprenant un total de 4 000 salariés. Contacté par L’Usine Nouvelle, Emmanuel Da Cruz, coordinateur FO chez Schneider Electric, confirme avoir obtenu «une enveloppe de globale de 5%». Dans le détail, les non-cadres obtiennent 4% de hausse, avec un plancher de 100 euros. S'y ajoutent des augmentations individuelles de 1% en moyenne. Le représentant syndical parle également d’un accord «très satisfaisant pour les cadres», puisqu’ils obtiennent pour la première fois une augmentation générale de 2,3%, ainsi que des augmentations individuelles représentant 2,7%.



