Et si le télétravail réduisait les coûts mais aussi la capacité d’endettement des entreprises ? C’est l’une des conclusions inattendues de l’étude "Macroéconomie du télétravail", aussi brève que complète, réalisée par deux économistes de la Banque de France.
Antonin Bergeaud et Simon Ray y étudient le poids de l’immobilier dans les comptes et le patrimoine des entreprises. Selon eux, « les dépenses en terrains et constructions expliquent une part importante des coûts de fonctionnement des entreprises". Pour l’entreprise médiane, les loyers représentaient 13,5 % des salaires en 2001. Et 15,3 % en 2017. Le développement du télétravail desserrerait un peu la contrainte budgétaire des entreprises.
Les experts de la Banque de France remarquent aussi que "l’immobilier constitue un obstacle majeur à la croissance des entreprises". Pour croître, il faut s’agrandir et cela coûte cher. Reste que pour les propriétaires, moins d’immobilier, c’est moins de garanties pour obtenir un prêt. De quoi "exacerber les contraintes de financement", s’inquiètent les auteurs.




