La Bourse de New-York a activé pour la première fois le 9 mars le système de coupe-circuit automatique des échanges sur le S&P 500 en cas de décrochage de plus de 7% du Dow Jones, son indice phare. Les échanges ont été suspendus 15 minutes. Ce système est actif sur certaines places boursières depuis le krach boursier du 19 octobre 1987, et a été acté pour celle de Wall Street en 2013. Mais il n’avait jamais été activé, à Wall Street, avant ce nouveau lundi noir.
La Bourse de New-York est, décalage horaire oblige, l’une des dernières à enregistrer un décrochage après que les cours du pétrole ont dévissé de 30% en Asie, réagissant à l’échec des négociations à l’Opep le 6 mars pour s’accorder avec la Russie sur de nouvelles coupes de réduction. A Paris, le CAC40 avait perdu plus de 6,6% à l’ouverture et amplifiait sa chute à la mi-journée, avec plus de 8% de pertes. La séance s'est terminée sur une baisse de 8,39%, sa pire performance depuis 2008. Les décrochages étaient du même ordre sur toutes les places boursières, de Tokyo à Londres.
En refusant cette réduction supplémentaire de production, Moscou a acté que le groupe Opep+ (13 pays exportateurs de pétrole de l’Opep plus 10 autres producteurs, représentant un peu plus de la moitié de la production mondiale) ne supportera pas seul la destruction de demande de pétrole par l’épidémie de Covid-19. La Russie acte, du même coup, la suspension de l’accord Opep+ au-delà du 1er avril, date de fin d’engagement des coupes de production actuelles (1,7 million de barils par jour).



