Prêter ses salariés à une autre entreprise pour qu’ils acquièrent de nouvelles compétences, plutôt que de les laisser inactifs à leurs domiciles. C’est le but du prêt de main-d’œuvre, encadré depuis une dizaine d’années en France, que la plate-forme Coopair met en musique depuis septembre 2020 en Occitanie.
À la manœuvre : le bureau d’études Altitude Aerospace et la start-up toulousaine Staffteam, spécialisée dans les plates-formes RH. « Elle vise à mettre en relation les entreprises en sous-activité de l’aéronautique avec des entreprises qui ont au contraire des besoins de personnel, via le prêt de main-d’œuvre, explique la PDG d’Altitude Aerospace, Laetitia Chaynes, qui a vu dans ce projet un moyen de rebondir. Elle adresse tous les profils, du compagnon aux ingénieurs. »
Une centaine d'entreprises inscrites
Soutenue par la région, Coopair met en œuvre des algorithmes capables de mettre en relation l’offre et la demande, sur la base de référentiel de mots-clés qui définissent chaque profil et chaque besoin des entreprises. À ce jour, une centaine d’entreprises se sont inscrites, pour l’essentiel des TPE et des PME, représentant plus de 250 profils. « L’entreprise qui prête le salarié refacture à l’entreprise d’accueil la totalité du coût du salarié », précise Jacques Uso, associé au cabinet RH Opport’Unity qui apporte son expertise juridique sur le sujet.
Le dispositif pourrait favoriser la diversification des industriels, leurs salariés acquérant au passage de nouvelles compétences. Les porteurs du projet n’ont pas de doute : lorsque l’activité partielle de longue durée s’achèvera, le prêt de main-d’œuvre fera florès.



