Ways va mettre en service un démonstrateur industriel à l’échelle 1 de séchage du bois dans une atmosphère saturée en CO2, et non pas à l’air ou à l’aide d’étuves comme habituellement. Commandé par GRDF, d’une capacité de 150 m3, il sera installé près d’un méthaniseur à Favières (Seine-et-Marne). « Notre capacité à utiliser du CO2 biogénique, issu notamment de la méthanisation, intéresse notre client », indique Olivier Pistiaux, le directeur du développement de cette start-up de Samois-sur-Seine (Seine-et-Marne), installée à Fontainebleau et à Rodez (Aveyron), qui entend diviser par trois en moyenne le temps de séchage du bois. « Dans le processus traditionnel, il y a une perte de matière de 5 à 15 %. Elle passe à 2 % dans une atmosphère saturée en CO2 », explique le manager.
En test depuis deux ans
Créée en 2015, l’entreprise de 11 salariés, qui teste son procédé depuis deux ans, a déposé des brevets dans 48 pays. Elle compte connecter ses séchoirs à des unités de production de biométhane ou les implanter sur des sites industriels. Un modèle de conteneur dédié au traitement phytosanitaire des palettes est également prévu. La start-up veut aussi développer une batterie d’indicateurs pour mieux quantifier les économies d’énergie générées, les quantités de CO2 séquestrées et l’influence de son procédé sur la qualité du bois. En France, Ways compte sur l’effet levier de la nouvelle réglementation environnementale RE2020 sur le bâtiment neuf, faisant la part belle aux matériaux biosourcés, pour se développer. #
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Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3723 - Octobre 2023



