Gagner en performance dans le séchage du bois, telle est la promesse de Ways. Cette start-up basée à Samois-sur-Seine, à Fontainebleau (Seine-et-Marne) et à Rodez (Aveyron), où elle possède des ateliers, doit mettre en service, en septembre, un démonstrateur industriel, à l’échelle 1, près d'un méthaniseur en Seine-et-Marne. Il a été commandé par GRDF: «ce qui les intéresse, c’est notre capacité à utiliser du CO2 biogénique, issu notamment de la méthanisation», indique Olivier Pistiaux, le directeur du développement de Ways.
Créée en 2015, l’entreprise (11 personnes), qui a déposé des brevets dans 48 pays, teste depuis deux ans son procédé de séchage du bois non pas à l’air ou à l’aide d’étuves, mais dans une atmosphère saturée en CO2. «En moyenne, on réduit par trois le temps de séchage d’un volume de bois. Dans le séchage traditionnel, il y a de la perte de matière de 5% à 15%, ce qui est réduit aux environs de 2% dans une atmosphère saturée en C02», explique Olivier Pistiaux.
Un taux d’humidité réduit
Les clients ciblés sont des professionnels du bois, à l’issue de la première transformation. «La contrainte réside dans le besoin d’être alimenté en CO2», poursuit Olivier Pistiaux. Ways compte connecter ses séchoirs (200 mètres cubes de capacité pour le démonstrateur) à des méthaniseurs ou les implanter sur des sites industriels. Un modèle de conteneur dédié au traitement phytosanitaire des palettes est également prévu.
Prochaine étape pour la start-up, disposer d’une batterie d’indicateurs pour mieux quantifier les économies d’énergie, liées au temps de séchage réduit, générées par sa solution; les quantités de CO2 séquestrées et l'impact sur la qualité du bois. «La demande de bois est à 7% de croissance par an, dans le monde, escomptée jusqu’en 2030», rappelle Olivier Pistiaux, qui compte notamment, en France, par l’effet levier de la nouvelle réglementation environnementale RE2020, faisant la part belle aux matériaux biosourcés.



