Implantée à Langon (Gironde), Ademeure s’apprête à doubler la taille de son outil industriel. Lauréate de l’appel à projets Première usine du plan France 2030, l’entreprise spécialisée dans la construction logements à ossature bois, avec des matériaux entièrement biosourcés, va ainsi voir la surface de son usine passer de 5 000 à 10 000 m². Ademeure va investir 5 millions d’euros dans cette opération.
Créée en 2017, Ademeure a d’abord été un bureau d’études avant de se lancer dans la production de maisons, avec une ambition majeure : «en bannir le pétrole et ses dérivés», résume Jonathan Duffié, cofondateur de l’entreprise avec Thomas Laurentin. «Nous travaillons avec des bois français, pour que le parcours carbone soit le plus faible possible», ajoute-t-il.
160 salariés d’ici trois ans
Ademeure propose notamment des maisons passives, produisant autant d’énergie qu’elles en consomment. Panneaux solaires et pompe à chaleur font ainsi partie du «package» de base proposé par l’entreprise, qui a d’emblée connu un fort succès auprès des particuliers et a déjà livré une cinquantaine de ces maisons.
«Le covid a été un élément majeur du virage pris par les consommateurs, très clairement, assure Jonathan Duffié. La perception de son logement, de son caractère sain et écologique, s’en est trouvée bouleversée. Nous voulions répondre à cette nouvelle donne, mais en restant dans des prix acceptables – ce qui passait par l’industrialisation de nos modèles, plutôt que par les projets personnalisés par lesquels nous avions démarré.» L’entreprise assure proposer des maisons aux prix de 2 000 euros par mètre carré, 10 à 20% plus cher que des constructions traditionnelles de bonne qualité, mais permettant d’économiser bien davantage, ensuite, sur l’énergie.
Un an à peine après le lancement de son premier outil industriel, Ademeure, qui ne communique pas sur ses résultats, compte 31 salariés et entend en embaucher 30 autres avant la fin de l’année, puis 100 nouveaux d’ici trois ans. La maison individuelle, construite et assemblée dans l’usine, ne représente plus que «20 à 30%» de sa production, selon Jonathan Duffié. L’entreprise construit également des résidences séniors et étudiantes, ainsi que des micro-crèches. Son nouveau bâtiment devrait être mis en service d’ici deux ans.



