Un premier contrat pour le projet de stockage de CO2 Northern Lights

Northern Lights, un projet de stockage du CO2 détenu à parts égales par TotalEnergies, Equinor et Shell, vient de signer un premier contrat commercial avec le producteur d'engrais minéraux norvégien Yara. A partir de 2025, 800 000 tonnes de CO2 par an seront captées dans une usine située aux Pays-Bas afin d'être enfouies en mer du Nord norvégienne.

Réservé aux abonnés
Northern Lights
Les installations de la première phase de Northern Lights devraient permettre de stocker jusqu'à 1,5 million de tonnes de CO2 par an.

Qualifiés d' « essentielles » par le Giec lors de son dernier rapport, les initiatives de captage de CO2 se multiplient. Piloté par TotalEnergies, Shell et Equinor, le projet Northern Lights consiste à injecter et séquestrer du CO2 dans des couches géologiques à 2 600 mètres sous les fonds marins norvégiens, via des pipelines. Après trois ans de développement, celui-ci passe à la vitesse supérieure grâce à la signature d'un premier contrat commercial, avec le fabricant norvégien d'engrais minéraux Yara.

Comme l'explique la multinationale française dans un communiqué publié lundi 29 août, 800 000 tonnes de CO2 seront ainsi captées chaque année à partir de début 2025 sur le site de Yara Sluiskil, une usine d'ammoniac et d'engrais située aux Pays-Bas. Le dioxyde de carbone sera tout d'abord comprimé et liquéfié, puis acheminé « jusqu'au site de Northern Lights afin d'y être définitivement séquestré dans des couches géologiques enfouies [...] au large d'Øygarden, en mer du Nord norvégienne ».

Plusieurs projets de captage

« Cet accord, le tout premier au monde de ce type, marque une étape majeure de la décarbonation de l’industrie lourde en Europe, ouvrant la voie aux services transfrontaliers de transport et de stockage du CO2 », s'enthousiasme TotalEnergies. Censées être opérationnelles en 2024, les installations de la première phase du projet devraient permettre de stocker jusqu'à 1,5 million de tonnes de CO2 par an. Par la suite, « des capacités supplémentaires seront développées afin d’accompagner la hausse de la demande » et atteindre ainsi 5 millions de tonnes chaque année.

Si TotalEnergies, Shell et Equinor ont investi près de 700 millions d'euros dans ce projet, tous trois développent également des solutions complémentaires. Le groupe tricolore travaille par exemple avec l'Inria en mettant au point des modèles numériques complexes afin de comprendre le comportement du dioxyde de carbone une fois sous terre et rassurer sur l’absence de fuite. Dans son centre de R&D de Lacq (Pyrénées-Atlantiques), il a également inauguré une unité de démonstration afin de prouver les vertus du procédé à absorption de la start-up canadienne Svante.

Abonnés
Le baromètre de l’énergie
Prix de l’électricité et du gaz, production nucléaire, éolienne et hydraulique… Notre point hebdo sur l’énergie en France.
Nos infographiesOpens in new window
Newsletter La Quotidienne
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.