Stellantis tente de se sortir de la pénurie de semi-conducteurs qui secoue l’industrie automobile depuis plusieurs mois. A l’image de Ford, qui s’est allié à GlobalFoundries en novembre, le groupe issu de la fusion entre PSA et Fiat-Chrysler Automobiles (FCA) a annoncé un partenariat avec Foxconn mardi 7 décembre pour concevoir et vendre une nouvelle famille de semi-conducteurs. L’intégration de ces nouveaux produits dans les modèles du constructeur automobile est prévue à partir de 2024, date à laquelle sortira la nouvelle architecture électronique et logicielle de Stellantis, STLA Brain.
« Avec Foxconn, nous avons pour objectif de créer quatre familles de puces qui couvriront plus de 80% de nos besoins en semi-conducteurs, en modernisant nos composants, en contribuant ainsi à diminuer la complexité et simplifier la supply chain », assure Carlos Tavares, le directeur général de Stellantis dans un communiqué. Une annonce qui s’inscrit dans le cadre de la vaste stratégie sur le logiciel lancée par le groupe automobile. Stellantis prévoit de faire croître son chiffre d’affaires de 20 milliards d’euros grâce aux offres et abonnements basés sur les logiciels embarqués dans ses véhicules d’ici à 2026.
Alliés de longue date
Ces nouveaux travaux communs avec Foxconn renforcent la relation entre les deux groupes. En août, Stellantis et le spécialiste taïwanais de l’électronique ont annoncé la création d’une coentreprise baptisée Mobile Drive. Celle-ci est dédiée aux cockpits intelligents et aux services connectés personnalisés. Objectif : mettre au point des innovations à destination des voitures commercialisées par les 14 marques de Stellantis. Mais pas seulement, puisque cette coentreprise opérera comme un équipementier automobile.
Ces futurs semi-conducteurs seront aussi utilisés dans le vaste écosystème électrique qu’est en train de bâtir Foxconn, qui nourrit de grandes ambitions dans l’automobile. Connu comme le principal assembleur de l’iPhone d’Apple, le géant taïwanais veut rendre la voiture électrique aussi simple à construire qu’un smartphone sous Android. Avec ses solutions, Foxconn veut attirer les nombreuses start-up qui se positionnent sur la voiture électrique, mais n’a pas vocation à assembler lui-même des véhicules, même s’il a présenté trois prototypes électriques avec Yulon Motor.



