«Il était temps !», salue le secrétaire général Unsa de la RATP, Arole Lamasse. Le 21 février, la RATP et trois syndicats (FO, Unsa, CFE-CGC, sans la CGT, numéro un) ont signé le premier accord qualité de vie et des conditions de travail (QVCT) du groupe. Les syndicats le réclamaient de longue date, l’arrivée de Jean Castex, fin 2022, l’a enfin mis à l’agenda social.
«L’accord, très transverse, recoupe des sujets déjà présents dans d'autres textes, mais les mettre ensemble leur donne une visibilité. Et nous avons avancé sur de nouveaux sujets», relate la directrice de la santé au travail de la RATP, Nathalie Ponzévéra. La direction renforce son offre de logements, passant de 500 familles hébergées dans le parc RATP Habitat ou d’autres sociétés en 2023 à 1 200 d’ici à 2027.
Très important pour les agents, l'engagement de la direction à rénover les locaux sociaux (vestiaires, salles de pause, corps de garde...). «Nous avons dû négocier avec nos financiers, car le coût est élevé, concède Nathalie Ponzévéra. Mais cela contribue grandement au bien-être des salariés et figurera dans notre plan stratégique. »
Annonce la plus spectaculaire : l’expérimentation de la semaine de quatre jours, proposée aux agents des stations et des gares. «Ça marche très bien, les gens sont beaucoup moins fatigués», apprécie Arole Lamasse. Quelque 180 agents se sont portés volontaires.
Chantier de plus long terme, un dialogue sur la qualité de vie au travail sera pérennisé, animé par des managers «remis au centre de leur équipe», indique Nathalie Ponzévéra. Qualité de l’air, exosquelettes, droit à l’erreur... Le texte balaie large. La CFE-CGC a salué «des engagements structurants», pour lesquels le syndicat sera «très vigilant quant à la mise en application par la direction». Arole Lamasse parle lui aussi d'un accord «engageant», assurant que son syndicat n’hésitera pas à aller en justice s’il n’était pas respecté par la direction.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3729 - Avril 2024



