La mise en service d’un terminal méthanier flottant au Havre en septembre 2023 confirmée

La préfecture de la Seine-Maritime a confirmé l’installation prochaine d’un terminal flottant d’importation de gaz naturel liquéfié (GNL) sur le quai de Bougainville Sud, dans le port du Havre. La mise en service du projet, porté par TotalEnergies et GRTgaz, est prévue en septembre 2023.

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Port du Havre
Le Cape Ann, l'un des deux navires méthaniers FSRU (floating storage and regasification unit) opérés par TotalEnergies, sera opérationnel dans le port du Havre à partir de septembre 2023.

C’est désormais officiel. Dévoilé en mars, le projet d’implanter dans le port du Havre un terminal flottant d’importation de GNL a obtenu l’assentiment des autorités. Comme pressenti, «les pouvoirs publics ont retenu la proposition soumise par TotalEnergies, en concertation avec GRTgaz, l’opérateur du réseau de transport de gaz en France, consistant à mettre en place un nouveau point d’importation de GNL sur les côtes françaises, au Havre», a confirmé le 29 juillet la préfecture de Seine-Maritime. «TotalEnergies installera le FSRU et en assurera l’opération, GRTgaz assurera la construction et l’opération de la canalisation de raccordement au réseau de transport gaz.»

La décision ne faisait pas l’ombre d’un doute depuis que la Première ministre, Elisabeth Borne, a confirmé fin juin plancher sur le sujet, par ailleurs récemment débattu par les députés dans le cadre de la loi pouvoir d’achat. Le sujet a toutefois nécessité plusieurs mois de discussions entre l’Etat et ses services décentralisés, Haropa Port, TotalEnergies et GRTgaz.

10% de la consommation annuelle de gaz en France

Le navire méthanier FSRU (floating storage and regasification unit) sera donc bien opéré par TotalEnergies, qui dispose de deux navires de ce type dans sa flotte. Comme le révélait début juillet L’Usine Nouvelle, c’est le Cape Ann qui viendra mouiller au quai de Bougainville Sud. Doté d’une cuve d’une capacité de 145 000 mètres cubes (m3), il «permettra d’injecter jusqu’à 5 milliards de m3 de gaz naturel par an dans le réseau national, ce qui représente environ 60 % du gaz russe importé par la France en 2021, ou environ 10 % de la consommation annuelle française». Pour permettre le transfert du GNL regazéifié de l'unité flottante de stockage et de regazéification vers la berge, un bras de chargement marine sera fourni par le français Technip Energies. Le système va être «conçu, fabriqué et testé» dans son usine de Sens (Yonne), que L'Usine Nouvelle a visitée au début de l'année 2022.

Pour l’heure, les protagonistes n’ont pas communiqué sur les montants qui seront engagés dans le cadre de ce projet. Selon nos informations, entre 20 et 30 millions d’euros seront nécessaires pour prolonger le réseau de transport jusqu’au navire.

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La mise en service est prévue à partir de septembre 2023, après que des travaux auront été menés pour permettre d'accueillir le Cape Ann. «Les premiers travaux d’aménagement du quai et de construction de la canalisation de raccordement, conduits respectivement par TotalEnergies et GRTgaz, devraient démarrer à l’automne 2022, si les autorisations administratives nécessaires sont obtenues à cette échéance. Ils devraient s’achever à l’été 2023», explique la préfecture de Seine-Maritime.

Elle détaille : «Les travaux de raccordement du FSRU au réseau national consisteront en la pose d’une canalisation de 3,5 km de long, avec un passage sous le canal du Havre, effectué par micro-tunnelier, sur une distance de 650 mètres et à une profondeur de 6 mètres sous le fond du chenal de navigation. [...] La canalisation sera enterrée à un mètre de profondeur minimum et les terrains seront remis en état dès la fin du chantier. Un poste d’interface sera par ailleurs implanté à proximité du FSRU, comprendra les dispositifs de sécurité requis et une unité de réchauffage et d’odorisation du gaz, cette dernière opération étant destinée à identifier tout risque de fuite.»

Un site «provisoire»

La préfecture a rappelé que le projet, s’il vise à pallier le risque d’une rupture d’approvisionnement en gaz à court terme, reste de «nature provisoire». Face à la menace russe de couper le robinet du gaz, la France et plus largement l’Europe ont commencé à diversifier leurs sources d’approvisionnement. Une fois que cette stratégie aura été finalisée et que la fourniture en gaz ne sera plus en danger, le site «aura vocation à être démonté».

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