C’était, jusqu’en décembre 2024, un groupe de travail au sein du comité stratégique de filière nouveaux systèmes énergétiques. A l’étroit dans ce cadre, la filière réseau électrique s’est maintenant structurée en une association, créée le 4 juin et baptisée Fiere, pour Filière industrielle des entreprises des réseaux électriques.
Les cinq membres fondateurs, les gestionnaires de réseau Enedis et RTE ainsi que les organisations professionnelles Gimelec (matériel électrique, 80 industriels), Sycabel (22 entreprises du câble) et Serce (260 entreprises des infrastructures numériques et énergétiques) devraient être rejoints par d'autres opérateurs de réseaux du territoire et d’autres organisations professionnelles.
Elle sera présidée par Marianne Laigneau, présidente du directoire d’Enedis. Philippe Piron, membre du bureau du Gimelec et cadre de GE Vernova, en est le vice-président. Le trésorier est Franck Baron, président du Sycabel et dirigeant de Prysmian France.
200 milliards d'investissements à venir
«Quand vous avez deux acteurs qui investissent chacun à peu près 100 milliards[en quinze ans], ça mérite quand même de se structurer avec l'ensemble des équipementiers pour porter des sujets de technologie, de recherche et développement, de normalisation, de lutte contre la fraude… Cela les oblige à anticiper très fortement», expliquait Marianne Laigneau en mars dernier lors d’une rencontre avec la presse. Pour adapter son réseau, Enedis va rénover 8000 kilomètres de lignes par an. De son côté, RTE, qui installait 500 kilomètres de câbles souterrains par an, va maintenant en installer 2000 kilomètres chaque année.
Pour permettre à la filière de s’organiser, Fiere s’est fixé cinq objectifs : accompagner l’électrification des usages et la réindustrialisation, renforcer les capacités industrielles de production sur le territoire national et européen, sécuriser les approvisionnements critiques en métaux et matériaux, accompagner le développement des compétences pour faciliter le recrutement de 10000 personnes par an jusqu’en 2030 et déployer une feuille de route RSE commune dans une volonté de développer son impact social et de réduire son impact environnemental. La filière revendique 100000 emplois et une contribution positive à la balance commerciale de la France.



