L'ASN et EDF en phase pour prolonger la durée de vie des quatre plus gros réacteurs nucléaires français

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a annoncé mardi 11 juillet avoir validé les objectifs d’EDF sur le réexamen des quatre réacteurs nucléaires français les plus récents. Un examen qui permettra de définir les conditions de la poursuite du fonctionnement de ces installations, jusqu’à leurs 40 ans.

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Centrale nucléaire de Chooz
Un réexamen des quatre réacteurs nucléaires français les plus récents pourrait permettre de prolonger leur durée de vie de 30 à 40 ans.

Le gendarme du nucléaire a annoncé mardi 11 juillet avoir validé en partie le programme de réexamen des installations nucléaires présenté par EDF, effectué dans le but de prolonger la durée d’exploitation de ses quatre plus gros réacteurs, de 30 ans à 40 ans. «Les objectifs généraux retenus par EDF pour ce réexamen sont acceptables dans leur principe», assure l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), qui demande cependant à EDF de compléter certains points.

Selon la loi française, l’exploitant d’une installation nucléaire doit réaliser un examen décennal d’analyses de risques, prenant en compte l’état du site. Le réexamen de ces quatre réacteurs est le troisième, et comprend deux étapes : une première phase «générique» portant sur les sujets communs aux quatre, qui débute avec la définition des objectifs par EDF, suivie d’une phase «spécifique» à chaque réacteur, qui se déroulera de 2030 à 2033. Cet examen prendra en compte les leçons de la catastrophe nucléaire de Fukushima (Japon) survenue en 2011.

Dans les Ardennes et dans la Vienne

Les quatre réacteurs concernés, les seuls d’une puissance de 1 450 mégawatts (MW), sont les plus récents sur le territoire français, mis en service entre 1996 et 1999. Baptisés «N4», deux sont situés sur le site de Chooz (Ardennes) et deux à Civaux (Vienne). Pour rappel, le parc des réacteurs de production d’électricité actuellement en exploitation en France comprend 56 réacteurs à eau sous pression (REP), dits de seconde génération, dont 32 de 900 MW, essentiellement mis en service dans les années 80, 20 de 1 300 MW, et 4 de 1 450 MW. Le parc français comprendra prochainement un réacteur supplémentaire, l’EPR (réacteur pressurisé européen) de Flamanville (Manche), encore en construction, avant l'arrivée des réacteurs de type EPR2. Pour le nouveau réexamen, «EDF a choisi de tendre vers les objectifs de sûreté nucléaire fixés pour les réacteurs de troisième génération de type EPR», pointe l’ASN.

EDF est sur plusieurs fronts et travaille également sur la prolongation de durée de vie de réacteurs plus anciens. C'est le cas des réacteurs de la centrale de Cruas (Ardèche), dont la durée de vie pourrait atteindre 60 ans si EDF arrive à démontrer à l'ASN l'absence totale de risques sismiques.

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