Alors que la filière hydrogène est dans une passe difficile, le ministre de l’Industrie Marc Ferracci a annoncé jeudi 17 avril une aide de 99,84 millions d’euros pour la start-up Gen-Hy, en visite sur son site. Le gouvernement a présenté la même semaine sa stratégie réactualisée pour l’hydrogène décarboné, dotée d’une enveloppe de 9 milliards d’euros, fléchée majoritairement vers l’offre d’équipements et la production.
Un début de production prévu pour début 2026
A Alenjoie (Doubs) près de Montbéliard, l’entreprise a lancé son projet d’usine en 2022. Elle a déjà sur place un banc d’essai industriel depuis mai 2024, pour analyser les solutions de production d’hydrogène et mesurer la durée de vie des stacks hydrogène (ou pile à hydrogène) et de leurs composants. La mise en service de l'usine est prévue au 1er trimestre 2026, avec une capacité annuelle de 350 électrolyseurs à membrane d'échange anionique (AEM), d'une puissance allant de 100 kilowatts à 2 megawatts.
Cette gigafactory ne fabriquera pas uniquement des électrolyseurs, mais aussi des membranes pour cellules de stack innovantes, sans platine et sans iridium. Ces pièces pourront être vendues à d’autres fabricants d’électrolyseurs de toutes technologies, alcalin, PEM ou haute température. Gen-Hy doit être ainsi le premier et seul producteur de membranes d’électrolyseurs en France. Elle à terme vise la création de 250 emplois sur son site de 8000 mètres carré.
La gigafactory de la start-up fait partie des trois projets de production d’électrolyseurs encore debout dans l’Hexagone, avec le belge John Cockerill et Genvia, qui développe une nouvelle technologie haute température pas encore prête à être industrialisée. Sur cinq projets initiaux, la filiale de GTT Elogen a déclaré forfait en février 2025, et McPhy a été mis en vente précipitamment mi-avril 2025.



