Une caméra high-tech capable de contrer les drones potentiellement menaçants pour la sécurité des jeux Olympiques. C’est une nouvelle gamme de caméras de surveillance que Exavision a développée, avec son partenaire Lynred, spécialiste de détecteurs infrarouges. «Lynred a développé le capteur thermique refroidi, qui est l'une des parties critiques de la solution optronique», précise Loïc Himmesoete, responsable des ventes Europe et responsable des offres au sein d’Exavision.
L’entreprise, fondée il y a 32 ans, filliale d'Ineo Défense, fait partie du groupe Equans, qui a été racheté par Bouygues en 2022. Basée à Nîmes (Gard), elle emploie 35 salariés pour un chiffre d’affaires de 7 millions d’euros. La participation de l’entreprise aux JO s'inscrit dans le cadre de l’appel d’offres Parade, lancé par la Direction générale de l’armement (DGA) et qui vise à lutter contre les drones illégaux. Cet appel d’offres, d’un montant global de 350 millions d’euros sur une durée de 11 ans, a été remporté par un consortium mené par Thales et CS Group, qu’Exavision a intégré. «Nous avons pu démontrer nos solutions lors de sessions organisées par la DGA», explique Loïc Himmesoete.
Le dispositif d’Exavision sera d’abord déployé lors de la Coupe du monde de rugby de 2023 puis aux JO 2024, et ne s’arrêtera sûrement pas là. «Cette opportunité représente plusieurs enjeux majeurs pour nous, souligne le responsable commercial. D’abord, la mise en œuvre d’un partenariat long-terme avec Thales et CS Group, pour ces évènements mais également en opérations extérieures par la suite.»
Pour Loïc Himmesoete, ce contrat (dont le montant est confidentiel) apporte également un coup de projecteur très important. «Le regard des opérationnels sur Exavision a changé, même à l’étranger, se réjouit le responsable commercial. C'est une preuve de la reconnaissance de nos technologies de surveillance dans des applications jugées critiques.»



