La Direction du renseignement et de la sécurité de la défense (DRSD) s’inquiète de la montée des menaces pesant sur la base industrielle et technologique de défense (BITD) française. Chaque année, entre 500 et 550 atteintes aux entreprises fer de lance de l’économie de guerre sont recensées avec aussi une augmentation des alertes de sécurité économique, qui ont plus que doublé depuis 2020.
Et internet n’est pas le seul coupable ! Le facteur humain demeure au cœur des vulnérabilités, avec 36% des atteintes imputées à des tentatives de débauchage, de collecte d’informations ou d’infiltration. Un exemple récent illustre ces risques : une entreprise aéronautique française a été la cible d’un débauchage organisé depuis la Chine, visant à s’approprier des compétences sensibles. Par ailleurs, les attaques physiques, parmi lesquelles des sabotages et incendies criminels, gagnent en fréquence.
Cyberattaques et réputation
Un incendie délibéré sur un transformateur électrique a ainsi temporairement interrompu la production d'une entreprise de drones, soulignant la fragilité des infrastructures.
Le cyberespace reste tout de même une cible privilégiée, avec une hausse de 50% des cyberattaques. Celles-ci affectent particulièrement les entreprises engagées dans le soutien militaire à l’Ukraine, exposant des données stratégiques et fragilisant des chaînes d’approvisionnement essentielles. Enfin, la dimension réputationnelle s’affirme comme un nouveau champ de confrontation. Des groupes antimilitaristes et pro-palestiniens multiplient manifestations et campagnes numériques visant des entreprises françaises exportant vers Israël, instaurant selon les auteurs un climat de pression constante.
Lisez le rapport intégral de la DSRD :



