Thales a annoncé jeudi 29 juin avoir remporté un contrat pour équiper les quatre futures frégates de lutte anti-sous-marine (ASM) belges et néerlandaises. Le groupe français de technologies et de défense dotera les frégates de systèmes de conduite de tir pour lutter contre les navires mais aussi contre les menaces aériennes. Ce système combine radars, capteurs optiques et logiciels permettant de fusionner les données et d'analyser la situation tactique.
Le contrat, estimé à plusieurs centaines de millions d'euros a été signé avec Commit (Dutch Command Materiel and IT), l'agence gouvernementale néerlandaise chargée des achats de défense, quelques jours après l’engagement par la Belgique et les Pays-Bas de construire conjointement les quatre bateaux (deux par pays). Les frégates seront construites par Damen, un conglomérat néerlandais de défense, construction navale et ingénierie. Les futurs navires remplaceront dès 2029 les frégates de classe Karel-Doorman (ou M-fregatten, pour multirôles), mises en service au début des années 90 dans les deux pays.
Un contrat à 1,5 milliard pour l'Allemagne
Le groupe avait déjà signé en 2020 un contrat similaire pour équiper quatre frégates de la marine allemande, de classe F126. Thales remportait alors le troisième plus gros contrat de son histoire, pour un montant de 1,5 milliard d’euros. La première de ces quatre frégates devrait être opérationnelle en 2028. L'amiral Arie Jan de Waard, dirigeant la Commit, a affirmé par communiqué que ce nouveau contrat facilitera la coopération internationale «dans la mesure où les marines de Belgique, des Pays-Bas et d'Allemagne disposeront du même système de contrôle de tirs sur leurs nouveaux navires.»
Le constructeur naval français de défense Naval Group a récemment affirmé que la Belgique et les Pays-Bas souhaitaient également investir dans la production conjointe de 12 navires chasseurs de mines.



