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Thales valide les tests de son système de lutte anti-mines du futur destiné à la Marine Nationale

[ACTUALISÉ] Thales valide les tests de son système de lutte anti-mines du futur. Le 26 novembre le constructeur français avait annoncé avoir remporté un contrat dans le cadre de ce programme d’armement innovant, entamant ainsi le démarrage de la production.

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Thales système de lutte anti-mines futur (ou SLAM-F)
Thales avait déjà testé un chasseur de mines ultra-moderne en 2019 en collaboration avec la Marine nationale.

Après 28 jours de tests, Thales valide les essais de son système de lutte anti-mines futur (ou SLAM-F), un programme d'armement franco-britannique. Ces tests ont porté sur la détection de 140 mines et dans différentes conditions. Les opérations ont été pilotées depuis un centre mobile ainsi que depuis deux emplacements offshore !

Pour rappel, Thales avait annoncé jeudi 26 novembre la signature d'un contrat donnant le coup d'envoi à la production du programme SLAM-F. Dès 2022, la Marine nationale s’équipera de drones sous-marins et de surface pour affronter la guerre des mines.

À quoi va servir le SLAM-F ?

“Le SLAM-F remplacera à terme tous les moyens actuels de guerre des mines (chasseurs de mines tripartites, bâtiments remorqueurs de sonars, bâtiments bases de plongeurs démineurs)”, rappelle le ministère des Armées dans un communiqué. Concrètement, il permettra aux forces françaises de neutraliser des mines à distance à l’aide de drones, afin de ne plus exposer des plongeurs ou des marins.

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“Ce système nous permettra de détecter des objets de la taille d’une carte bleue – c’est 30 fois plus petit qu’avec nos moyens actuels. Notre capacité de détection et de neutralisation ira jusqu’à 300 mètres de fond, contre seulement une centaine de mètres avec nos moyens actuels", détaillait la ministre des Armées, Florence Parly, lors d'un discours en mai.

Les drones démineurs du programme auront notamment pour mission d’assurer la sécurité d’unités stratégiques de l’armée française : celle des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), piliers de la dissuasion nucléaire, ou encore celle du porte-avions Charles de Gaulle. Le ministère des Armées mentionne aussi des usages pour protéger l’accès aux ports français, soutenir le déploiement d’une force d’action navale, sécuriser l’évacuation de ressortissants français ou participer à la prévention de crises. 

Un programme d’armement à plusieurs étages

Comme le système de combat aérien du futur (SCAF), le SLAM-F comportera plusieurs volets. Au coeur de cette architecture, on retrouve des systèmes de drones capables d’être opérés depuis la terre ferme ou depuis un navire militaire dédié. La France et le Royaume-Uni collaborent depuis 2012 sur ce volet baptisé MMCM (pour “Maritime mines counter measures”).

En 2015, le groupe français de défense Thales avait été désigné chef de fil industriel de ce volet. Thales avait déjà testé un chasseur de mines ultra-moderne en 2019 en collaboration avec la Marine nationale. Le groupe français fait figure de champion dans ce domaine. "Plus de 30 marines dans le monde sont équipées de sonars de guerre des mines Thales", soulignait Florence Parly en mai.

Grâce au contrat du 26 novembre, Thales va pouvoir lancer la production des premiers systèmes MMCM. Le montant du contrat n'est pas dévoilé mais il prévoit la construction de huit systèmes autonomes de déminage (quatre pour la Marine nationale et quatre pour la Royal Navy). “Avec ses principaux partenaires (ECA Group, L3Harris et Saab), Thales assurera la livraison des systèmes aux deux forces navales à partir de 2022”, ajoute le groupe.

Ces systèmes intègreront notamment des drones de surface et un sonar SAMDIS pouvant être embarqué dans des drones sous-marins autonomes ou dans un sonar remorqué à ouverture synthétique. "Le drone peut aussi être équipé d’un robot télé-opéré pour neutraliser les menaces. L’ensemble du système est supervisé à distance depuis un centre opérationnel mobile, capable de piloter simultanément jusqu’à trois systèmes en mer", précise Thales.

Des livraisons prévues jusqu'en 2030

Le SLAM-F contient trois autres volets : des bâtiments de guerre des mines (BGDM) dédiés à la conduite et à la mise en oeuvre des drones, des bâtiments bases de plongeurs démineurs nouvelle génération (BBPD NG) et enfin un système d’exploitation des données de guerre des mines (SEDGM).

Dans son communiqué, le ministère ne nomme pas d’autres entreprises participant à ce projet. “L’organisation industrielle de SLAM-F sera progressivement définie lors de l’attribution des marchés afférents aux différents volets du programme”, indique simplement le gouvernement.

Le calendrier du SLAM-F prévoit la livraison de huit systèmes de drones anti-mines à partir de 2022. À l’horizon 2030, quatre à six BGDM devraient compléter les flottes françaises avec cinq BBPD NG.

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