En pleine tourmente, ArcelorMittal donne des gages en promettant un investissement à Dunkerque

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ArcelorMittal a promis d’investir 1,2 milliard d’euros dans un four à arc électrique géant à Dunkerque.

ArcelorMittal France est dans la tempête. Fin avril, le géant a annoncé la suppression à venir de 636 postes dans ses sept usines du nord de la France. Un gros tiers des coupes concerne des fonctions support – dans le cadre d’une délocalisation partielle de ces tâches de l’Europe vers l’Inde –, tandis que le reste touche des postes de production.

L’aciérie intégrée de Dunkerque (Nord), où l’industriel opère encore deux hauts-fourneaux, et celle de Florange (Moselle) sont les plus touchées, avec respectivement près de 300 et 200 emplois supprimés. Un choc qui a conduit certains à évoquer une nationalisation, sans convaincre le gouvernement. ArcelorMittal avait déjà communiqué fin 2024 sur la fermeture de deux centres de services, à Reims (Marne) et Denain (Nord), entraînant la suppression de 125 postes.

Défendant une mesure de compétitivité face à la baisse de la demande et la hausse des importations d’acier en Europe, le sidérurgiste a toutefois promis, le 15 mai, d’investir 1,2 milliard d’euros dans un four à arc électrique géant (2 millions de tonnes par an) à Dunkerque. L’outil peut fondre de la ferraille ou du minerai préalablement «réduit» grâce à de l’hydrogène ou du gaz naturel et, en alimentant l’aciérie en aval, garantirait un maintien de l’activité. La décision finale n’est prévue qu’après l’été et ArcelorMittal regardera de près le prix de l’électricité et les aides qu’il pourra toucher. L’option d’installer à Dunkerque un four de réduction du minerai, elle, reste toujours en pause…

UN 3743
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Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle n°3743 - Juin 2025

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