Dans la famille Catoire, innover n’est pas une option, c’est une tradition. «Mon grand-père était ce que l’on appellerait aujourd’hui un geek. Il fallait qu’il ait le dernier équipement. Mais sans ma grand-mère, qui s’occupait des paies et négociait avec les fournisseurs, rien n’aurait tenu», raconte Laure Catoire-Boissé. À la tête de Catoire Semi depuis 2013, cette dirigeante poursuit aventure lancée en 1958 dans un garage de Sartrouville (Yvelines).
Georges Catoire, ouvrier chez Renault, y fabrique ses premiers outils de forge avant de transférer la production à Martizay (Indre) en 1968. Sa fille Dominique prendra le relais sans jamais vraiment en obtenir la reconnaissance officielle avant la mort de son père. La PME se réinvente dans les années 1980 avec des moules de fonderie, puis de l’usinage de pièces pour l’aéronautique et l’automobile et fusionne avec une autre entité familiale pour s’agrandir dans les années 1990. Laure, elle, entre dans l’entreprise en 2000. À la gestion d’abord. «Je ne me suis jamais rêvée présidente. Ce qui m’a appelée, c’est l’équipe, pas le titre.» Une équipe à 90% masculine, qu’elle mène avec une grande conviction. «En période de crise, il faut investir. C’est un mantra de mon grand-père».
Quand l’activité plonge pendant le Covid, Catoire Semi lance deux projets de robotisation et digitalise ses processus. Résultat : moins de pénibilité et l’ouverture de nouveaux marchés. Un pôle R&D est aussi créé. «Nous travaillons en mode projet, avec des idées issues du terrain.» Engagée dans deux accélérateurs de Bpifrance, la PME vise l’international et la transition énergétique. Laure Catoire-Boissé impose un style fondé sur le collectif et cultive une conscience territoriale. «Il faut toujours avoir un rêve sur l’étagère.» Le sien ? Que l’entreprise reste un lieu de passion, au cœur du Berry industriel.

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Catoire-Semi en bref
Fondation 1958
3e génération
7,5 M€ de CA (2024)
65 salariés

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle n°3744-3745 - Juillet-Août 2025



