En vingt ans, la filière textile française a perdu les deux tiers de ses salariés et plus de la moitié de sa production. Ses effectifs dépassent de quelques milliers les 100 000 salariés. Un gros tiers travaille dans la partie amont du secteur, la fabrication textile (filature, tissage, tricotage, ennoblissement, textiles techniques), un petit tiers dans l’aval, l’industrie de l’habillement (confection), un dernier tiers dans le cuir et la chaussure, un secteur porté par la maroquinerie de luxe.
"En 2020, le secteur a su montrer qu’il était agile, en fabriquant rapidement des masques en tissu, note Yves Dubief, le président de l’Union des industries textiles (UIT). Beaucoup ont découvert que l’activité productive existait encore, et que quand on avait besoin d’elle, elle était là..." L’Insee note un retour de la hausse des effectifs en 2018 pour la première fois depuis des décennies, une tendance accentuée en 2019.




