Saga familiale : Dans la Creuse, la tapisserie familiale Ateliers Pinton sauvée par l’industrialisation

[50 sagas industrielles familiales] Tout l'été, L'Usine Nouvelle vous emmène pour un tour de France des success stories familiales dans l'industrie. Continuons notre voyage par la Creuse où les ateliers de tapisserie Pinton ont misé sur la robotisation pour faire face à la concurrence chinoise. 

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Pinton
Spécialisée dans les tapis, tapisseries et moquettes haut de gamme, la PME a su engager une réorientation payante.

«C’était une forme de devoir et de challenge, il fallait trouver des solutions pour faire survivre les Ateliers Pinton.» En 2002, à seulement 23 ans, Lucas Pinton reprenait l’entreprise familiale, à Felletin (Creuse). Représentant de la cinquième génération de la filature spécialisée dans les tapis, tapisseries et moquettes haut de gamme, il a su engager une réorientation stratégique.

La PME, née de la fabrication de tapisseries d’Aubusson et qui a travaillé avec de grands artistes comme Le Corbusier et Picasso, était alors en redressement judiciaire.

«S'inspirer de ce qui a fonctionné et dépasser les croyances»

«Je me suis inspiré des modèles qui avaient fonctionné, tout en regardant ce dont le marché avait besoin et en étant vigilant sur les concurrents potentiels et les nouveaux outils d’industrialisation. J’ai vite dépassé certaines croyances de mon père, parce que je voyais qu’elles ne fonctionnaient pas.» Le jeune entrepreneur s’est concentré sur l’industrialisation via la robotisation. L’activité historique a été conservée dans les locaux d’origine, tandis qu’un bâtiment neuf était construit, notamment pour développer la fabrication de tapis tuftés.

«Il fallait à tout prix moderniser cette production, parce que nous sommes en concurrence avec les Chinois et d’autres pays européens. Or, nous sommes les seuls, en France, à faire ce type de tapis.» Lucas Pinton a aussi misé sur l’export, qui représente désormais plus de la moitié du chiffre d’affaires de l’entreprise. Les Ateliers Pinton sont notamment présents à Dubaï, Doha, New York et Hongkong. «Je ne me considère pas encore comme un industriel, c’est une longue mutation et je suis en plein dedans. Maintenant, les Ateliers Pinton doivent devenir un artisan qui produit de gros volumes, un artisan industriel...»

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