MBDA et Airbus attaqués sur leur devoir de vigilance après l’usage de composants du missilier dans des bombardements accusés d’avoir tué des civils à Gaza

Depuis les révélations de médias sur l’usage de composants de MBDA dans des bombardements à Gaza, les actions s’enchaînent contre le missilier et son actionnaire Airbus sur le fondement de leur devoir de vigilance, une obligation française instaurée en 2017. Deux actionnaires d’Airbus ont mis en demeure MBDA début janvier pour obtenir des évolutions de son plan de vigilance jugé très incomplet.
Tracteur dans une ferme agricole
Tracteur dans une ferme agricole

En octobre 2025, plus de huit ans après la création d’un devoir de vigilance pour les sociétés mères et les entreprises donneuses d’ordre par la loi française, le fabricant de missiles MBDA a publié son premier plan de vigilance. Il faut dire que l’entreprise, détenue par Airbus à 37,5%, aux côtés de BEA Systems (37,5%) et Leonardo (25%), était sous pression. En juillet 2025, l’association regroupant des professionnels du droit et de la comptabilité Actionnaires pour le climat et le cabinet Cogeres, tous deux actionnaires d’Airbus, avaient mis en demeure la société pour qu’elle publie ce document dans un délai de trois mois.

Le répit a été de courte durée pour le missilier. Le 8 janvier 2026, l’industriel - qui n’a pas souhaité faire de commentaire auprès de L’Usine Nouvelle - a reçu un nouveau courrier de mise en demeure de la part d’Actionnaires pour le climat et Cogeres. Cette fois-ci, trois autres associations (Action sécurité éthique républicaines, Juristes pour le respect du droit international et France Palestine Solidarité) se sont jointes à l’initiative.

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Date de réponse 11/05/2026
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