Pour faire face au manque d’eau dans le Sud Ouest, les laboratoires Pierre Fabre, spécialistes de la dermo-cosmétique, investissent 6,6 millions d’euros dans un projet d’usine sèche afin de réduire de 70% la consommation d’eau de leur site de Soual dans le Tarn.
Sollicitée pour évoquer ce projet d’ampleur, l’entreprise n’était pas immédiatement disponible pour répondre aux questions de L'Usine Nouvelle, et renvoie aux éléments figurant dans son dernier rapport d’activité. Celui-ci précise que grâce à un dispositif permettant de séparer et de réutiliser les eaux noires et les eaux grises, le site passera d’une «consommation d’eau de 100000 m³/ an à 30000 m³».
Arrosage des serres et nettoyage des équipements
Concrètement, les eaux usées noires (sanitaires et cuisines) seront traitées par un filtre planté de végétaux, et seront utilisées pour l’arrosage des serres du Conservatoire botanique qui se trouve à proximité immédiate du site, détaille le rapport annuel d’activité. De leur côté, les eaux usées grises (eaux de lavage des équipements) seront «traitées par une nouvelle station d’épuration pour obtenir une eau de qualité potable, réutilisée pour nettoyer les équipements.»
Le démarrage du projet pour les eaux noires est prévu au troisième trimestre 2025, celui pour les eaux grises au troisième trimestre 2026. La livraison est attendue pour fin 2026. Implanté en Occitanie, avec une production à 90% réalisée en France, le deuxième leader mondial de la dermo-cosmétique, qui élabore notamment des compositions pour les marques Avène, Klorane, et René Furterer, compte 10200 collaborateurs et a réalisé un chiffre d’affaires de 3,072 milliards d’euros en 2024. L'usine de Soual compte 500 salariés.



