Voilà près de quarante ans qu’il court et parcourt le monde. Deuxième de la Diagonale des fous à La Réunion, neuvième au Marathon des sables au Maroc, cinquième à l’Ultra Gobi race de 400 km en Chine, vice-champion de France de trail... Benoît Laval cumule plus de 200 courses à pied d’aventure, dont 65 victoires.
Une passion à l’origine de sa profession : en 1999, cet ingénieur textile crée Raidlight, un fabricant d’équipements de trail running, dont le siège est situé à 1000 mètres d’altitude, à Saint-Pierre-de-Chartreuse (Isère). Vendue en 2016 au groupe dédié aux sports de montagne Rossignol, l’entreprise a été rachetée par son fondateur en 2020. La société iséroise compte aujourd’hui 38 salariés pour près de 6 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont 20% made in France.
«Au début, produire localement était une sorte de défi», confie Benoît Laval. Pour compenser un coût de la main-d’œuvre deux à cinq fois supérieur à celui de ses sous-traitants asiatiques, Raidlight se montre ingénieux, en concevant en France uniquement des pièces qui nécessitent peu de manipulations humaines (sous-vêtements, maillots, shorts...). Avec succès : en moins de six mois, Raidlight ouvre deux nouveaux ateliers de confection, à Veurey-Voroize, près de Grenoble, et à Notre-Dame-des-Millières, aux portes d’Albertville (Savoie). De quoi élargir son bassin d’embauche et permettre à son fondateur de gravir un nouveau sommet de complexité.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle n°3743 - Juin 2025



