Célèbres à travers le monde, les lumières de Paris n'auront bientôt plus tout à fait la même couleur. La capitale vient de changer de prestataire pour son éclairage public, sa signalisation lumineuse et ses illuminations. Après dix ans aux côtés du consortium Evesa, constitué de Bouygues Energies & Services, Vinci Energies, Satelec et Aximum, la ville a annoncé jeudi 4 novembre avoir choisi le groupement d'entreprises Cielis, formé à parts égales par Citelum (une filiale d'EDF) et Eiffage Energie Systèmes Ile-de-France. La valeur du contrat, à nouveau prévu pour durer dix ans, atteint 704 millions d'euros.
En premier lieu, ce nouveau marché devrait permettre de « remplacer de nombreux mâts d'éclairage et feux tricolores vétustes ou détériorés », explique la mairie dans un communiqué. Au total, Paris disposera de 12 000 nouveaux candélabres et consoles et 60 000 signaux lumineux et sonores seront changés ou rénovés. A la place de certaines sources lumineuses actuelles, 70 000 lumières à technologie LED seront également installées, « soit l'équivalent de la totalité du parc lumineux de la ville de Marseille ». Enfin, tous les feux tricolores de la ville seront dotés d’un « système de signalisation lumineuse innovant », et 500 km de câbles seront remplacés pour moderniser le réseau.
Diminuer les nuisances lumineuses
Grâce à ces rénovations et ces évolutions technologiques, la capitale espère réduire significativement sa consommation d'énergie. Une ambition bienvenue en pleine COP26. « Le gain énergétique prévu est de l’ordre de 30% par an, soit 240 GWh d’économie cumulée sur les 10 années du marché », ce qui équivaut selon la mairie à « trois années de consommation électrique de la ville ». Ainsi, elle entend « rejoindre les objectifs du plan climat parisien tout en conservant une haute qualité de service ».
Paris souhaite également offrir avec ce marché « une protection accrue de la biodiversité », en limitant les nuisances lumineuses. Une variation de température de couleur sera ainsi mise en place sur les berges de Seine, les canaux, les espaces verts et les bois, et les parcs fermés la nuit seront équipés d'une extinction programmée des lumières. Suffisant pour pouvoir à nouveau contempler les étoiles ?



