EDF a posé son dôme de 245 tonnes pour la centrale nucléaire Hinkley Point C au Royaume-Uni

EDF a installé le 15 décembre le dôme de 245 tonnes qui protègera le premier des deux réacteurs nucléaires de nouvelle génération (EPR) de la centrale Hinkley Point C. Situé dans le sud-ouest de l'Angleterre, le projet accuse deux ans de retard et a vu son budget doubler depuis son lancement.

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Installation du dôme de la centrale nucléaire de Hinkley Point C en Angleterre
Le gouvernement britannique a convenu en 2013 d'un prix garanti à 92,50 livres (108 euros) par mégawattheure (MWh) d'électricité produite par sa centrale nucléaire Hinkley Point C pendant 35 ans. Suite aux chocs mondiaux, celui-ci a finalement grimpé à 128 de livres (149 euros) par MWh – pour un prix de marché de 140 livres (163 euros) par MWh.

Il a fallu une heure à «Big Carl», la plus grande grue du monde, pour soulever et installer le dôme d’acier de 245 tonnes sur le bâtiment haut de 44 mètres du réacteur. Le toit du bâtiment qui abritera le premier des deux réacteurs nucléaires de nouvelle génération (EPR) de la centrale Hinkley Point C, dans le sud-ouest de l’Angleterre, a été posé, vendredi 15 décembre. Prochaine étape pour le chantier britannique du constructeur EDF : installation des équipements, des tuyaux et des câbles, dont le premier réacteur, déjà sur le site et prêt à être installé l'année prochaine.

Le dôme de 47 mètres de diamètre a été construit ex situ dans un atelier temporaire afin de réaliser les 900 mètres de soudure. Les ingénieurs EDF estiment que la soudure à l’extérieur, avec une exposition au vent et la pluie, compromet le respect des normes requises du chantier. Les travaux, démarrés en mars 2017, mobilisent actuellement 10 000 personnes, constituant le plus grand chantier européen.

Centrale nucléaire en retard et hors budget

Hinkley Point C est également la centrale électrique la plus chère du monde : son coût s’est envolé à 33 milliards de livres sterling (38 milliards d’euros) - contre 19,5 milliards de livres (23 milliards d’euros) au démarrage du chantier en 2017. Le démarrage des réacteurs nucléaires est également en retard : EDF espère le lancement de la production de l'électricité en juin 2027, alors que le chantier devait initialement s’achever à la fin de l'année 2025.

Ces deux ans de retard semblent encore relatifs aux douze ans de retard de l'EPR EDF d'Olkiluoto (Finlande), qui a démarré la production en mars 2022. En France, EDF est également embourbé dans un retard de douze ans pour sa centrale EPR de Flamanville (Manche) : EDF a annoncé à demi-mot, fin septembre, que la centrale devrait charger son combustible au premier trimestre 2024, soit douze ans après la date initialement prévue. Estimé à 3,3 milliards d'euros en 2006, le coût du projet normand pourrait désormais atteindre 19 milliards selon la Cour des comptes. C'est toujours moitié moins qu'au Royaume-Uni.

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