La saga de l’EPR de Flamanville continue. Selon une information du quotidien Libération, une partie des systèmes de pilotage du réacteur nucléaire troisième génération de 1650 MW, toujours en construction sur le site manchois, connaît une «défaillance structurelle». Le problème, connu depuis 2019, concerne deux systèmes de contrôle : le système de mesure de la puissance nucléaire (RPN), qui permet d'assurer la surveillance permanente de la puissance du réacteur à l’extérieur ainsi que son équivalent à l’intérieur de la cuve, et le système d’instrumentation interne du cœur (RIC). Tous deux ont été installés par le groupe français Snef.
«Le système RPN assure la surveillance permanente de la puissance du réacteur à partir de mesures de flux neutronique effectuées par l'intermédiaire d'une série de détecteurs disposés à l'extérieur de la cuve»,précise EDF, qui a déjà dû faire face en 2018 à l’indisponibilité du système de mesure neutronique du réacteur 2 de la centrale nucléaire de Penly (Seine-Maritime).
«Aucun impact sur le planning»
Contacté par L’Usine Nouvelle, EDF assure que «le sujet RPN/RIC est connu et a été partagé avec l'ASN». Egalement sollicitée, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) confirme l’existence de ce «problème de chantier, mais pas de sûreté». Tant l’énergéticien que l’autorité indépendante minimisent l’impact de ce qu’elles estiment être un souci de «connectivité». Cette panne «fait partie du reste-à-faire», détaille EDF, qui devra résoudre le problème avant de pouvoir mettre en route le réacteur.
L’énergéticien assure qu’«il n’y a pas de difficulté particulière ni d'impact sur le planning de l’EPR», lui qui expliquait à L’Usine Nouvelle en juin sa méthode pour lancer l’exploitation du réacteur Flamanville 3 à la fin de l’année 2023. Le chantier a débuté en 2005 et la mise en service de l’installation était à l'origine prévue pour 2012.



