EDF n’a jamais été aussi proche de démarrer Fla3, le petit nom du réacteur nucléaire de l’EPR en construction à la centrale de Flamanville (Manche). Toutes les soudures qui n’étaient pas au bon niveau de qualité ont été réparées. Le 3 octobre, EDF a pu lancer une ultime phase de tests, sous pression et à chaud, du circuit d’eau primaire et secondaire. Elle doit durer dix semaines.
Les résultats seront communiqués début 2024, à l’Autorité de sûreté du nucléaire. Elle pourra alors, si tout va bien, donner son feu vert pour le chargement du combustible et le démarrage progressif du réacteur, prévu mi-2024. Ce sera le début d’un long processus de tests, jalonné du raccordement au réseau, qui devrait s’achever début 2025. Une étape critique, qui pourrait ralentir la mise en service commerciale. L’EPR pourra ensuite fonctionner dix-huit mois, avant un arrêt pour contrôle et changement du couvercle de la cuve du réacteur.
Durant ses premiers pas, Fla3 ne tournera pas à plein régime, à cause de défauts dans la structure des assemblages de combustibles créant un phénomène de corrosion identifié chez un grand frère chinois, Taishan 1. EDF et Framatome ont trouvé une parade temporaire pour utiliser les assemblages de combustibles déjà livrés en attendant les nouveaux. En conséquence, l’EPR de Flamanville ne devrait pas tourner à pleine capacité avant 2027, voire 2028.
UN Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3724 - Novembre 2023



