Ampere, la filiale entièrement dédiée aux véhicules électriques de Renault, a posé lundi 25 mars la première pierre du futur Laboratoire Innovation Cellule Batterie du centre technique Renault Group à Lardy (Essonne). Ce laboratoire qui entrera en service au second semestre 2025 est appelé à jouer un rôle essentiel dans le développement des prochaines générations de véhicules de la marque au losange. «Il sera stratégique pour définir le meilleur compromis entre performance, coût, durabilité et sécurité de nos futures batteries et anticiper les avancées technologiques dans le domaine des cellules», précise un communiqué du constructeur. Cet équipement renforcera également l’expertise de Renault Group et de sa filiale Ampere dans l’évaluation des processus des fournisseurs de cellules. Une quinzaine de personnes y travailleront à terme. Le montant de l’investissement n’a pas été dévoilé.
3000 mètres carrés et 120 équipements de pointe
D’une surface totale de 3000 mètres carrés répartis sur deux niveaux le bâtiment en cours de construction abritera plus de 120 équipements dont une salle de laboratoire anhydre de 600 mètres carrés. Ce dernier aura deux activités principales. La première sera le prototypage des cellules. L'autre sera la caractérisation électro-physico-chimique permettant l’évaluation des performances et du comportement des cellules. «La réalisation de cet outil, à la pointe de l'innovation en matière d'équipement, représente un défi pour les équipes de la Direction Testing du Groupe. Le Laboratoire Innovation Cellule Batterie dispose de toutes les nouvelles technologies d’essais et des équipements permettant l’intégration des avancées et l’anticipation en matière de chimie des batteries», se félicite Sabine Calvo, directrice Performance, Validations & Digital Transformation chez Renault Group.
Une reconversion du site en accéléré
«Avec cette réalisation le Centre Technique bénéficie enfin d’un investissement d’envergure et en ce sens c’est positif. Pour autant tous les postes prévus sont déjà occupés par des personnels déjà en activité au Technocentre de Guyancourt et il n’y aura rien pour la reconversion des salariés de Lardy», regrette, pour sa part, Florent Grimaldi porte-parole de la CGT sur le site.
Le centre Technique de Lardy est engagé dans une profonde mutation. Spécialisé dans le développement des moteurs thermiques et hybrides le site va perdre cette activité qui sera délocalisée en Espagne et en Roumanie et, à l’avenir, travaillera au développement des véhicules électriques. Selon la CGT cette délocalisation prévue pour 2025 ou 2026 interviendra dès la fin de cette année. «350 salariés sur les 700 concernés par cette mutation vers l’électrique restent à reconvertir d’ici la fin de l’année or nous dénonçons depuis trois ans l’absence d’un plan global de reconversion. Certes il n’y aura pas de salariés mis à la porte mais ces derniers restent dans le flou, sans perspective», assure encore Florent Grimaldi.



