Bénéfice record, EPR de Flamanville, recul prévu pour 2025... Ce qu'il faut retenir des résultats 2024 d’EDF

EDF a engrangé un bénéfice record de 11,4 milliards d'euros en 2024 malgré la baisse des prix de l'électricité, porté par sa production nucléaire, a annoncé l'électricien vendredi 21 février. Connecté au réseau fin décembre 2024, L'EPR de Flamanville doit atteindre 100% de puissance d'ici à l'été 2025.

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Chantier EPR Flamanville 3
L'EPR de Flamanville a été mis en service fin décembre 2024. EDF veut lui faire atteindre 100% de sa puissance d'ici l'été 2025.

Malgré la chute des prix de l’électricité, EDF a enregistré un bénéfice record de 11,4 milliards d'euros en 2024, soutenu par la forte hausse de sa production nucléaire et hydraulique, retrouvant son niveau d’avant 2022. L’énergéticien français a publié vendredi 21 février ses résultats globalement en recul pour 2024. Mais l'année passée reste la «deuxième meilleure du groupe» après une année 2023 «historique», avance néanmoins son directeur financier Xavier Girre.

Des résultats en recul, la dette stabilisée

L'électricien public a ainsi enregistré en 2024 un chiffre d'affaires de 118,7 milliards d'euros (-15,7%), un bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissements (Ebitda) de 36,5 milliards d’euro (-8,5%) et un résultat net courant de 15,2 milliards d'euros (-17%). Son résultat net part du groupe (11,4 milliards d'euros) est en revanche en hausse de 13,8% sur un an, comparé aux 10 milliards de 2023.

La dette du groupe est toujours conséquente, mais reste stable, à hauteur de 54,3 milliards d'euros.  Les investissements nets ont progressé de 3,3 milliards d’euros, à 22,4 milliards, en raison notamment du programme EPR2 et du projet Hinkley Point C au Royaume-Uni, qui accumulent des retards.

La production d’électricité d’avant 2022 retrouvée

La production d’électricité nucléaire et hydroélectrique d’EDF a fortement progressé en France en 2024, retrouvant son niveau d’avant 2022, année exceptionnellement basse. En 2024, la production électrique du groupe a atteint 520 térawattheures (TWh), en hausse de 11%.

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Concernant le nucléaire, EDF estime que sa production en France, incluant désormais l'EPR de Flamanville, doit rester stable, entre 350 et 370 TWh en 2025, 2026 et 2027, contre 362 TWh en 2024. Le 31 janvier, EDF a obtenu l’autorisation pour l’EPR de Flamanville de monter en puissance à 25%. Le réacteur est relié au réseau d'électricité depuis fin décembre 2024, et doit atteindre «100 % de sa puissance avant l’été 2025», a assuré le PDG du groupe Luc Rémont.

En revanche, une incertitude pèse sur la production hydroélectrique. Elle a dopé les résultats d’EDF en étant très supérieure à la moyenne en 2024, avec 55,5 TWh, mais dépend beaucoup des aléas météorologiques.

Un repli prévu pour 2025

EDF prévoit que ce recul de 2024 se poursuive en 2025. L’électricien ne peut pas compter sur une meilleure production d’électricité, et la baisse des prix de l’électricité doit se poursuivre. Ces facteurs auront un «impact significatif» sur l’Ebitda 2025, a prévenu Luc Rémond, sans donner de chiffres.

Le président américain Donald Trump ayant mis un coup d'arrêt à l'énergie éolienne aux Etats-Unis, EDF a également annoncé une dépréciation pour 900 millions d'euros sur sa coentreprise d'éolien en mer avec Shell aux Etats-Unis, Atlantic Shores.

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