EDF a relancé sa production en 2024. Sa production nucléaire retrouve ainsi un niveau de 361,7 TWh, sa moyenne avant l’année difficile de 2022. Le chiffre concorde avec les prévisions fortement revues à la hausse au cours de l’année par l’énergéticien national, sans inclure l’EPR de Flamanville, raccordé au réseau seulement le 21 décembre 2024.
Après une année parmi les plus pluvieuses enregistrées en France, la production hydroélectrique est également en forte hausse, avec 50,5 TWh sur l’année 2024, contre 38,8 TWh l’année précédente (+ 30,3%). Ces bons résultats se conjuguent à des exports record de 89 TWh sur 2024, annoncés par le gestionnaire RTE le 2 janvier.
La corrosion sous contrainte maîtrisée
EDF continue sur sa lancée engagée en 2023, et remonte la pente après une année 2022 au plus bas niveau en 30 ans, avec une production nucléaire à 279 TWh. Cette remontée est attribuée par EDF à «la maîtrise industrielle des contrôles et des chantiers de réparations» liés à la corrosion sous contrainte. «Nos chantiers sont de plus en plus rapides, notre capacité de compréhension du phénomène est maintenant presque totale», avait assuré Cédric Lewandowski, directeur exécutif en charge de la production nucléaire, lors d’une audition au Sénat en avril 2024.
Autres facteurs soulignés, «l’amélioration de la performance des arrêts de tranche, l’absence d’aléa climatique majeur et de mouvements sociaux». Cette remontée est importante pour EDF, qui doit convaincre de sa capacité à assurer une production nucléaire entre 380 à 400 TWh d’ici à 2030.
Reste avoir si les résultats financiers sont également au rendez-vous, alors que le coût des EPR est épinglé mardi 14 janvier 2025 par la Cour des comptes. Cette dernière revoit à la hausse le coût total de l'EPR de Flamanville, à 23,7 milliards d’euros, et estime sa rentabilité faible.



