Actia Automotive mise sur les architectures ouvertes pour équiper les bus du monde entier

[75 champions français de l'export] Tout l'été, L'Usine Nouvelle présente des PME et ETI françaises qui brillent à l'international. Actia Automotive, à Toulouse, réalise 70% de son chiffre d'affaires à l'international. 

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L’usine de Colomiers, près de Toulouse, est spécialisée dans les systèmes d’électronique embarquée pour les transports.

Tableau de bord, fermeture des portes, système de surveillance de la puissance du moteur, vidéosurveillance… «On sait tout faire dans un bus, sauf les sièges et les roues», glisse en souriant Catherine Mallet, la directrice générale déléguée d’Actia Group. Ce groupe familial de Toulouse (Haute-Garonne), fabricant d’équipements électroniques pour l’automobile, les télécoms et l’aérospatial, a annoncé une croissance de 15,9%. En son sein, Actia Automotive, une division de 740 salariés incluant la société toulousaine du même nom, spécialiste des systèmes embarqués et du diagnostic véhicule, s’est positionné en spécialiste de la moyenne série pour l’électronique embarquée dans les bus et les cars. Son activité, qui représente 90% du chiffre d’affaires du groupe (579,3 millions d’euros en 2023), est réalisée à 70% à l’export, y compris auprès des filiales d’Actia Group.

Un appétit d'ogre à l'international

Actia Automotive a également construit son expertise autour du volet logiciel et du data management. Ces outils augmentent la durée de vie des équipements, grâce à des mises à jour logicielles à distance, à la maintenance prédictive et à l’écoconduite, qui génère de 10 à 20% de gains de consommation de carburant. L’activité se déploie aussi de plus en plus vers la petite série à forte valeur ajoutée pour le ferroviaire, les tramways et les engins agricoles et de manutention.

Pour atteindre cette réussite à l’export, l’entreprise a «misé sur une architecture ouverte pour favoriser l’interopérabilité et pour que ses systèmes soient capables de se “plugger” sur n’importe quelle autre architecture», précise Catherine Mallet. Elle participe à des groupes de travail européens, sur la cybersécurité des véhicules routiers ou encore les architectures embarquées interopérables, en amont de la détermination des normes, «pour être agile au moment de leur sortie».

Autre levier mobilisé : internaliser les compétences et les savoir-faire. «Videobus en Espagne, Tekhne en Allemagne, Acvibus au Mexique, Atal en République tchèque… Entre 1986 et 2004, nous avons acheté ou créé une à trois filiales par an», indique la dirigeante. Une stratégie qui permet «d’avoir un lien fort avec la culture locale et une meilleure adaptation grâce aux équipes en place».

Aujourd’hui, Actia Automotive travaille déjà à consolider son carnet de commandes au-delà de 2030, avec la volonté de «garder son indépendance sur le temps long et son engagement grâce à sa taille d’ETI», conclut Catherine Mallet. #

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Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3732-3733 - Juillet-Août 2024

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