L'électronicien Actia a présenté, à l'occasion des Rencontres nationales du transport public (RNTP) organisées fin septembre à Toulouse (Haute-Garonne), ses ambitions dans la mobilité électrique. Spécialisé dans la conception et la fabrication de systèmes embarqués pour l'automobile, l'aéronautique, le spatial, la défense, l'énergie et les télécommunications, le groupe toulousain veut proposer ses expertises dans tous les domaines de la mobilité électrique.
Une stratégie qui passe par la structuration de la nouvelle division Power, qui sera finalisée d'ici la fin de l'année 2021, et par le développement de nouveaux axes de diversification, dont une offre en direction de la micromobilité. « Notre ambition est de consolider au sein de cette nouvelle division, des activités relatives à la conception et à la fabrication de batteries embarquées, d'équipements d'électronique de puissance et de systèmes d'électrification destinés à la mobilité électrique et hybride », souligne Jean-Louis Pech, PDG d'Actia.
Positionnement sur la micromobilité
Au sein du groupe, près de 200 personnes travaillent déjà sur ces thématiques, en France, mais aussi en Allemagne, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. Actia a déjà à son actif plusieurs partenariats, dont celui autour du bus électrique et autonome, dans le cadre du projet EFIBA, aux côtés de Bluebus, Keolis, et Navya. Actia, en tant qu’équipementier, fournira le système de traction électrique, le système de gestion de l’architecture électrique-électronique embarquée et des solutions de surveillance et diagnostic du véhicule à distance.
La nouvelle division Power doit contribuer à donner plus de visibilité à ces expertises et accompagner les clients du groupe dans leur transition énergétique. « D'ici à quatre ans, cette nouvelle division devrait occuper plus d'un millier de personnes et peser 200 millions d'euros de chiffre d'affaires », prévoit Jean-Louis Pech. En ligne de mire, tous les marchés de niche sur lesquels le groupe toulousain est déjà positionné : transports publics (bus, métros, tramways...), trains, engins agricoles et autres engins spéciaux. Mais aussi, et c'est une nouveauté : la micromobilité.
Cap sur le vélo électrique
Après deux ans de R&D et le développement d'un banc de tests, Actia a décidé de se lancer sur le marché du vélo électrique avec une nouvelle offre globale à destination des constructeurs et des exploitants de flottes. L'équipementier se positionne sur l'ensemble du système d'électrification des vélos et toutes les fonctionnalités de connectivité associées pour de la surveillance, de la maintenance ou de l'analyse de données. Le groupe annonce l'équipement de 20 000 premiers vélos dès la première année et une montée en charge progressive avec trois premiers clients (deux assembleurs européens et un américain).
« Cette nouvelle offre devrait permettre de réaliser entre 30 et 50 millions d'euros d'ici 2025 », assure Jean-Louis Pech. Au-delà du vélo à assistance électrique, le groupe s'intéresse plus largement à l'électrification de toutes les formes micromobilité (tricycles, cargos, trottinettes et autres gyropodes).
« La force d'Actia, c'est son agilité et sa capacité à innover sur des marchés très diversifiés », insiste Jean-Louis Pech. Après un exercice 2020 en recul de 15% sur 2019, et malgré les effets de la pénurie de composants qui freine le reprise, l'ETI familiale entend renouer avec la croissance et veut dépasser, à une échéance de quatre à cinq ans, le cap des 800 millions d'euros de chiffre d’affaires. Actia a affiché un chiffre d'affaires 2020 de 438,5 millions d'euros, avec un effectif de 3 650 salariés dans le monde.



