Comment respecter la nouvelle convention collective de la métallurgie sans perdre les avantages de l’ancien système ? Il a fallu quinze mois de négociations chez Naval Group pour parvenir à un nouvel accord d’entreprise, sur une multitude de sujets : temps de travail, dialogue social, règles de rémunération et évolution professionnelle...
Signé par trois organisations syndicales (CFDT, Unsa, CFE-CGC) sur les quatre représentatives (sans la CGT), il est entré en vigueur le 1er février. Le plus discuté a été l’évolution professionnelle, bouleversée par l’entrée en vigueur de la nouvelle convention collective de la métallurgie, début 2024. « Avec celle-ci, seul un changement d’emploi permet une évolution salariale, détaille le délégué syndical central Unsa, Yannick Scanff. Les personnes qui restent à leur poste ne peuvent plus évoluer. »
Comme souvent, les négociateurs ont eu beaucoup d’imagination. « La nouvelle convention collective privilégie l’emploi, nous avons rétabli l’individu », commente Olivier Teisseire, le délégué syndical de la CFE-CGC. Pour ne pas pénaliser ceux qui restent longtemps à leur poste, « alors que l’entreprise a besoin de ces salariés expérimentés là où ils sont », insiste Yannick Scanff, un dispositif de fidélisation a été créé.
Au bout de cinq années au même poste, un salarié obtiendra une augmentation de 2 % ; au bout de huit ans, une prime équivalente à 2 % de son salaire ; d’autres augmentations à onze et quatorze ans d’ancienneté. Ceux qui choisissent de changer de poste se voient garantir une augmentation d’au moins 3 %, et de 6 % s’ils deviennent cadres.

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Trim 4 2025
Salaire ouvriers - Ensemble DE à RU% sur dernier mois du trimestre précédent
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Des hausses qui iront donc au-delà de ce que prévoit la grille de la métallurgie... Et pour n’oublier personne, ceux qui n’ont pas été augmentés depuis trois ans le seront de 2 %. « Il fallait être en cohérence avec les besoins en compétences du groupe », conclut Olivier Teisseire. Qui risquent d’augmenter avec le réarmement annoncé de l’Europe.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3741 - Avril 2025



