La famille greentech a envoyé entre 250 et 300 faire-part de naissance en 2023. Ceux qui les collectionnent ont pu recevoir celui de P-layer, né à Strasbourg et qui propose un vitrage capable de moduler la luminosité et de produire de l’énergie, celui du nantais Zeni et de sa solution de traitement des effluents industriels à partir de microalgues valorisables, celui d’Hycargo, une petite société parisienne qui développe des écosystèmes d’hydrogène vert pour les sites logistiques…
Des conditions d'accès strictes
L’effervescence autour des greentechs ne se dément pas en France, selon Bpifrance, qui effectue un important travail pour les identifier et les soutenir financièrement. Pour entrer dans cette catégorie, ces jeunes entreprises doivent remplir plusieurs conditions. Il faut que leur solution soit innovante (produit, service ou procédé) et améliore l’impact environnemental des entreprises ou des consommateurs finaux. Et cela en contribuant à au moins l’un des objectifs de l’Union européenne : l’atténuation ou l’adaptation au changement climatique, l’économie circulaire, la protection des ressources marines, la protection et la restauration de la biodiversité et des écosystèmes, la réduction de la pollution.
Près de la moitié des greentechs ont des enjeux industriels, qu’elles proposent directement un produit vert ou qu’elles transforment des activités existantes. Si les françaises ont levé 3,1 milliards de dollars (2,8 milliards d’euros) en 2023, elles ne se contentent pas de brûler le cash des investisseurs sans perspective. En témoigne le total de 4,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires réalisé par celles de moins de douze ans cette même année.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3730 - Mai 2024



